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Ce mardi 17 décembre marque exactement deux ans depuis l’incendie meurtrier qui a ravagé le dépôt d’hydrocarbures de Kaloum, plongeant la commune et tout le pays dans l’émoi.

Un drame aux lourdes conséquences humaines et matérielles, dont les stigmates restent encore visibles dans le quotidien des sinistrés.
À l’occasion de ce triste anniversaire, notre rédaction est retournée sur le terrain pour recueillir les témoignages de citoyens affectés par cette tragédie.

À Coronthie 1, Fatoumata Diakité, sinistrée, revient avec émotion sur les séquelles de l’explosion.
« Nous avons encore quelques difficultés. Certes, nos maisons ont été reconstruites, mais nous continuons à faire des retouches. Lors de cette explosion, nous avons perdu des proches et des amis ; que Dieu ait pitié de leurs âmes », confie-t-elle au micro de notre reporter.
Malgré la douleur, la reconnaissance n’est pas absente dans les propos de la citoyenne. Elle salue les efforts consentis par les autorités en faveur des victimes. « Nous remercions le gouvernement pour tout ce qu’il a fait pour les sinistrés. Chaque année, nous organisons un sacrifice en mémoire des disparus, avec l’appui des autorités, notamment le Premier ministre et Madame la Gouverneure », souligne-t-elle.
Cependant, tout n’est pas encore réglé. Fatoumata Diakité plaide pour une prise en charge complète de toutes les victimes. « Nous sollicitons encore le gouvernement pour la situation des sinistrés qui n’ont pas reçu leur argent. Une partie des bénéficiaires, propriétaires comme locataires, a été prise en charge. Nous avons aussi reçu des sacs de riz et d’autres vivres, mais certains attendent toujours », a-t-elle fait savoir.
Deux ans après le drame de Kaloum, si des pas importants ont été franchis, l’attente demeure pour de nombreux sinistrés. Entre devoir de mémoire et quête de justice sociale, les victimes espèrent que ce triste chapitre se refermera un jour sur une réparation totale et durable.

Ahmadou Djogo pour Gbaikandjamana.org



