Les audiences criminelles ont officiellement débuté ce mardi 20 janvier 2026 au Tribunal de première instance de Kankan, exceptionnellement délocalisé à la Cour d’appel de Kankan. Huit dossiers sont inscrits au rôle, dont cinq cas de viol, un vol à main armée, un cas de meurtre ainsi qu’un dossier d’association de malfaiteurs et vol à main armée.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de nombreux citoyens, notamment les parents des victimes, venus assister à cet important rendez-vous judiciaire qu’ils attendaient depuis de longs mois. Interrogés, plusieurs d’entre eux ont exprimé leur soulagement et leur espoir de voir la justice faire toute la lumière sur les faits.

Mamady Doura Traoré, parent d’une victime de viol, s’est exprimé au micro de www.gwbaikandjamana.org :
« Je suis à la Cour d’appel de Kankan aujourd’hui pour assister à l’ouverture des audiences criminelles, parce que ma fille a été victime de viol par un jeune nommé Fodé Kallo, le 19 décembre 2024. Cela fait déjà un an.
Je veux vraiment que ma fille soit rétablie dans ses droits.
Nous attendons les verdicts finaux de la justice afin que cela serve de leçon à d’autres personnes. »

Même son de cloche chez Mohamed Camara, père d’une autre victime :
« Je suis ici dans le cadre du viol de ma fille à l’école primaire de Dar-es-Salam.
Les faits se sont produits l’année dernière, lorsque ma fille avait demandé la permission à sa maîtresse pour aller se doucher. En chemin, un homme l’a aperçue et a profité d’elle pour la violer, alors qu’il n’est même pas enseignant dans cette école.
Je demande que la justice fasse son travail, car notre objectif est que nos enfants puissent étudier sans problème. Ce genre de situation nous inquiète énormément.
Que la justice fasse son travail, surtout pour les pauvres. »
Un dossier de conflit domanial marqué par une amputation de la main

Présent également à cette ouverture, Moussa Djou Condé, père d’une victime d’un conflit domanial, a exprimé sa satisfaction :
« Je suis vraiment content de voir l’ouverture des audiences criminelles, car je ne pensais pas que cela allait se tenir. Dieu merci, j’ai compris que la justice fait son travail en Guinée.
Mon enfant a eu la main coupée lors d’un conflit domanial. Je ne savais pas quoi faire.
Aujourd’hui, j’ai vu certaines personnes impliquées, même si d’autres ne sont pas encore présentes. Je suis convaincu qu’elles répondront de leurs actes, car je fais confiance à la justice ainsi qu’aux autorités nationales, locales et judiciaires. »
L’ouverture de ces audiences criminelles suscite un grand espoir au sein de la population de Kankan, qui attend des décisions justes et exemplaires face à la gravité des infractions jugées. Les audiences se poursuivront dans les prochains jours.

𝐒𝐨𝐮𝐥𝐞𝐲𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐓𝐚𝐭𝐚 𝐁𝐚𝐧𝐠𝐨𝐮𝐫𝐚 pour www.gbaikandjamana.org
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