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Depuis les premières heures de la matinée de ce lundi 1er Septembre 2025, la ville hospitalière fait face à une pénurie d’essence qui plonge la population dans l’inquiétude.

Si dans les stations-service les prix officiels semblent inchangés, dans les marchés parallèles, le coût du carburant s’envole.
Jusqu’à hier, un litre d’essence se négociait à 13 000 FG sur le marché noir.

Aujourd’hui, il faut débourser entre 15 000 et 20 000 FG pour s’en procurer. Cette flambée soudaine crée un véritable casse-tête pour les conducteurs et autres usagers.

Sur le terrain, le Gbaikandjamana Média a tendu son micro à plusieurs citoyens, pris au piège de cette crise.

Aliou Keïta, conducteur de taxi-moto rencontré dans une station-service bondée, raconte son calvaire :
« Effectivement, il y a la crise d’essence. Ce matin, en quittant Missiran, je n’ai vu aucune vente au bord de la route. En ville, il y a un manque réel. Ceux qui en ont au marché noir vendent à 15 000 FG, voire 20 000 FG le litre, et j’ai été obligé d’acheter à ce prix. Ici à la station, c’est la cohue. Avant, c’était 13 000 FG au marché noir. Je demande aux autorités et aux stations de ne pas augmenter le prix, pour ne pas fatiguer la population. »

Même son de cloche chez Oumar Kaba, qui attend depuis plusieurs heures dans une autre station :
« Ça fait trois heures que je suis ici. Ce n’est pas facile de trouver de l’essence. Au quartier, il n’y en a même pas, sauf à des prix exorbitants. À la station, c’est 12 000 FG le litre, mais au marché noir, c’est entre 15 000 et 20 000 FG. Je demande à l’État de nous aider, car s’il y a du carburant, tout va bien. Sinon, ce sera le chaos et les embouteillages partout. »

Cette situation commence à susciter une vive inquiétude chez les habitants. Si aucune solution rapide n’est trouvée, les activités économiques, les transports et même la vie quotidienne pourraient être paralysés.
Les regards sont désormais tournés vers les autorités, appelées à agir d’urgence pour éviter que cette pénurie ne se transforme en crise nationale.

Lamarana Barry et Robert Tchotcho Bangoura – www.Gbaikandjamana.org



