Une mission de la Haute Autorité de la Communication (HAC) a effectué, ce mercredi 04 février 2026, une visite de travail au siège national du groupe Gbaikandjamana Média, situé dans la commune urbaine de Kankan.
Cette mission s’inscrit dans le cadre de la démarche nationale d’assainissement, d’identification et de régulation du secteur médiatique guinéen, engagée par l’institution de régulation.

À l’issue de la visite, les commissaires de la HAC se sont déclarés très satisfaits du respect des normes administratives et juridiques de Gbaikandjamana Média, reconnu comme un média légal et conforme à la réglementation en vigueur. Prenant la parole au terme de la visite, Amadou Touré, commissaire à la Haute Autorité de la Communication, a expliqué les objectifs de cette mission :
« Aujourd’hui, nous sommes à Kankan dans le cadre d’une mission d’identification des médias dans les régions de Kankan, Faranah et N’Zérékoré. La HAC mène actuellement cette opération sur toute l’étendue du territoire national. Nous sommes dans la troisième région. D’autres équipes sont déjà déployées à Kindia, Labé, Boké et Mamou. »
Selon lui, cette opération consiste à recenser et identifier les médias existants, à vérifier leur conformité juridique, notamment les documents d’autorisation, les grilles de programmes, l’identité des responsables, ainsi que la localisation des rédactions et des sièges sociaux. « Tous ces éléments sont très importants. À la fin de cette opération, nous établirons une base de données et une cartographie des médias existant sur le territoire national. »

S’exprimant spécifiquement sur le cas de Gbaikandjamana Média, le commissaire Amadou Touré s’est dit agréablement surpris : « À Gbaikandjamana, nous avons constaté qu’il s’agit d’un jeune média. Nous avons été agréablement surpris et satisfaits de voir que, sur le plan juridique, l’administration a fourni les efforts nécessaires pour son existence légale, conformément à la loi. Tout le mérite leur revient. »
Il a salué cet engagement, tout en mettant en garde contre la prolifération de médias exerçant sans existence légale : « Aujourd’hui, certaines personnes créent des médias sans aucune existence légale, ce qui est très dangereux. Nous sommes dans une République régie par des lois. Lorsqu’on s’engage dans une activité, il faut en connaître les contours et les documents nécessaires pour exercer. »

La HAC a également exhorté les jeunes journalistes de Gbaikandjamana Média à respecter strictement le cadre légal, notamment en ce qui concerne l’utilisation de nouveaux supports numériques.
« Nous leur conseillons d’attendre afin de mieux encadrer leur activité. Aujourd’hui, nous recommandons aux médias, qu’ils soient de télévision, de radio ou en ligne, de rester dans le cadre de la loi sur la liberté de la presse. »

Le commissaire a rappelé que l’usage de supports numériques non reconnus comme médias peut exposer les journalistes à des poursuites relevant de la loi L/037 relative à la cybersécurité, laquelle prévoit des sanctions pénales, contrairement à la loi sur la liberté de la presse qui privilégie généralement des sanctions pécuniaires.
Aussi, Ahmadou Touré a insisté sur l’importance de l’existence légale des médias et de la carte de presse pour les journalistes : « Le message que je lance aux médias pour mieux sécuriser leur activité est simple : assurez-vous d’abord de votre existence légale. Cela constitue aussi votre protection. En cas de problème, c’est la première chose qu’on vous demandera. »

Il a rappelé que depuis 2021, la HAC a rendu la carte de presse gratuite, afin de permettre aux journalistes d’avoir une identité professionnelle reconnue, gage de sécurité face aux autorités judiciaires.
Kankan, 𝐒𝐨𝐮𝐥𝐞𝐲𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐓𝐚𝐭𝐚 𝐁𝐀𝐍𝐆𝐎𝐔𝐑𝐀 et Mohamed Bangoura pour www.gbaikandjamana.org
Tel : 621519282



