Un espace public destiné à la jeunesse et à la population désormais inaccessible sans paiement : entre mesure de restriction et nouvelle gestion du site, les interrogations se multiplient.
À Kankan, la question de l’accès à la Place des Martyrs suscite des interrogations au sein d’une partie de la population, notamment chez les jeunes. Présenté comme l’un des rares espaces publics permettant aux habitants de se retrouver, de se détendre ou d’organiser des activités récréatives, le site serait désormais soumis à des conditions d’accès payantes.
Cette situation pose une question essentielle : un espace public destiné à la population peut-il devenir un lieu de divertissement accessible uniquement contre paiement ?
Pour plusieurs habitants, la Place des Martyrs représente un patrimoine collectif qui devrait rester accessible au plus grand nombre. D’autres estiment qu’une contribution financière pourrait se justifier si elle correspond à des frais d’entretien, de sécurité ou de gestion clairement établis.
Mais au-delà du paiement, c’est surtout la transparence autour de la gestion du site qui interpellé. Des interrogations sont notamment formulées sur les conditions dans lesquelles cette décision aurait été prise, ainsi que sur les responsabilités respectives de la préfecture et des services préfectoraux chargés de la jeunesse.
S’agit-il d’une mesure temporaire de restriction, d’un dispositif de gestion destiné à préserver les lieux, ou d’une nouvelle forme d’exploitation commerciale d’un espace public ? À ce stade, ces questions mériteraient des explications officielles.

Dans une ville où les espaces de loisirs accessibles à la jeunesse restent limités, la Place des Martyrs occupe une place particulière. Son accès et sa gestion constituent donc un sujet d’intérêt public qui appelle des clarifications de la part des autorités compétentes, notamment sur les tarifs, leur justification, leur destination et la durée de la mesure.
La rédaction




