Le Parquet près le Tribunal de première instance de Kankan a décidé de passer à l’offensive contre l’exercice illégal de la médecine.

Dans une injonction officielle datée du 9 février 2026, le Procureur de la République, Fodé Bintou Keïta, ordonne la fermeture immédiate des cliniques médicales et paramédicales clandestines opérant dans le ressort judiciaire de Kankan.
Selon le document rendu public, plusieurs structures sanitaires exercent des activités médicales sans autorisation administrative, en violation flagrante des lois et règlements en vigueur en République de Guinée. Une situation jugée extrêmement préoccupante par les autorités judiciaires, au regard des risques graves qu’elle fait peser sur la santé et la vie des populations.
Le Parquet qualifie ces pratiques d’infractions pénales, notamment l’exercice illégal de la médecine, l’usurpation de fonction, l’escroquerie par usage de fausse qualité, ainsi que la mise en danger de la vie d’autrui. Des faits sévèrement réprimés par le code pénal guinéen.
Face à cette dérive, le Procureur de la République enjoint formellement les tenanciers de ces structures clandestines à :
cesser immédiatement toute activité médicale ou paramédicale ;
procéder à la fermeture sans délai des établissements concernés ;
s’abstenir de toute reprise d’activité sans autorisation préalable et régulière des autorités sanitaires compétentes.
Par ailleurs, instruction est donnée au Directeur préfectoral de la Santé de signaler systématiquement au Parquet toute opération sanitaire clandestine constatée, conformément à l’article 47 alinéa 2 du Code de procédure pénale.
Le message est clair : tout refus d’obtempérer exposera les contrevenants à des poursuites judiciaires, avec possibilité de réquisition des forces de sécurité et de saisie des matériels utilisés illégalement.
Cette décision a été notifiée à plusieurs institutions, notamment la gendarmerie, la police, la mairie de Kankan, les services de santé et les commissariats urbains, afin d’assurer une application rigoureuse de la mesure.

À travers cette action ferme, le Parquet de Kankan entend rappeler que la santé publique n’est pas un terrain d’improvisation ni de commerce illégal.
À Kankan, soigner sans autorisation, c’est désormais s’exposer à la rigueur de la loi.
Ci-joint la note.


Le www.Gbaikandjamana.org
La Rédaction




