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Un tragique accident a endeuillé le quartier Djikourani, dans la commune urbaine de Kissidougou, ce mardi 23 décembre 2025. Un père de famille, Fodé Keita, âgé d’une quarantaine d’années, a accidentellement ôté la vie à son propre fils, Aboubacar Sidiki Keita, deux ans, en effectuant une marche arrière à l’intérieur de leur concession.

Selon les informations recueillies sur place, le drame s’est produit alors que le père tentait de sortir son véhicule d’un espace étroit. Ne se rendant pas compte de la présence de l’enfant derrière la voiture, il a poursuivi sa manœuvre.
Malgré les cris d’alerte de la mère, impuissante face à la scène, le véhicule a heurté violemment le petit garçon. Le choc s’est avéré fatal.
L’enfant a succombé sur le coup, en dépit des tentatives de secours improvisées par les voisins.
Alertées, les forces de l’ordre, notamment la police routière, se sont rapidement rendues sur les lieux pour procéder aux constats d’usage : relevé des traces, prises de photos, auditions de témoins et vérification de l’état du véhicule. À ce stade de l’enquête, aucun signe d’ivresse, de défaillance mécanique ni de négligence volontaire n’a été établi.
Le drame est provisoirement qualifié d’homicide involontaire.
Après l’autopsie médico-légale, le corps de la victime a été remis à la famille. L’inhumation s’est déroulée dans l’intimité familiale, dans la soirée, au cimetière de Djikourani, en présence de parents, proches et voisins profondément affectés.
Entendu par les enquêteurs, Fodé Keita, anéanti par la douleur, a exprimé une immense culpabilité. Il confie n’avoir « jamais imaginé qu’un simple instant d’inattention puisse lui arracher son enfant ».
Les autorités locales ont présenté leurs condoléances à la famille endeuillée et ont lancé un appel pressant à la prudence et à la vigilance, particulièrement au sein des concessions familiales où les enfants sont souvent exposés à ce type de risques.

Mohamed Gbarandôh Touré, depuis Kissidougou, pour Gbaikandiamana




