LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Une scène d’une rare violence s’est produite ce samedi 29 novembre 2025 au stade préfectoral Jean Djibril Léno de Kissidougou. Alors qu’il couvrait la finale d’un tournoi de football, Mohamed Keita, correspondant de la radio Nourdine FM, a été publiquement pris à partie par le préfet de la localité, le Colonel Charles Kolipé Lamah.
Selon le journaliste, l’autorité préfectorale l’aurait sommé de quitter les lieux au moment où il filmait l’arrivée officielle d’une délégation au stade. Face au refus du reporter, resté dans l’exercice normal de ses fonctions, le préfet aurait brusquement perdu son sang-froid, passant des menaces verbales aux gestes violents. Mohamed Keita affirme avoir été rudoyé et poussé avec force, ce qui aurait provoqué la chute et la détérioration de son téléphone professionnel.

Très remonté après cet incident, le correspondant de Nourdine FM témoigne d’un climat d’hostilité persistant entre lui et le préfet, qu’il accuse d’être coutumier de ce type d’exactions :
« laissez-moi d’abord préciser que c’est la 4 ème fois que je sois victime des des scenes d’humiliation ,d’intimidationou d’agression de la part de ce préfet… »
Il poursuit en décrivant précisément l’altercation, survenue devant un public nombreux et en présence de plusieurs personnalités officielles, dont la directrice nationale des impôts. Malgré l’intervention de membres de la délégation et des forces de sécurité, le préfet aurait continué à s’acharner sur lui :
« Quand il s’est approché de moi il a commencé à me pousser violemment… »
Ces nouveaux dérapages du préfet Charles Kolipé Lamah contre les professionnels des médias ont immédiatement suscité une vague d’indignation au sein de la presse locale. Plusieurs journalistes dénoncent ce qu’ils qualifient désormais d’acharnement systématique contre leur corporation.

Parmi les réactions les plus fermes, celle d’Abou Millimouno, correspondant de Guinéematin, a particulièrement retenu l’attention :
« c’est avec beaucoup de peine que je m’exprime sur cet énième cas d’agression… je condamne cette attitude du préfet avec la dernière energie… »
Ce n’est pas la première fois que le nom du préfet de Kissidougou est associé à des actes d’intimidation contre des journalistes. Des incidents antérieurs avaient déjà conduit les acteurs médiatiques de la préfecture à faire une déclaration collective, alertant l’opinion publique nationale et internationale. Il avait fallu l’implication du gouvernorat de Faranah pour calmer la situation.
Mais à en croire les dernières évolutions, la crise semble loin d’être terminée. Les professionnels de la presse annoncent de nouvelles concertations et promettent une riposte organisée afin que, cette fois, les événements ne restent pas sans suite.
Affaire à suivre !

Le Gbaikandjamana médias
La Rédaction



