Plusieurs semaines après leur placement sous mandat de dépôt à la maison centrale de Labé, le procès des neuf élèves poursuivis pour violences et diffusion de contenus portant atteinte à la dignité humaine s’est ouvert ce lundi 2 mars 2026 au tribunal de première instance de Labé.
Il était un peu plus de 14 heures lorsque sept des prévenus, extraits de la prison centrale et acheminés sous forte escorte, ont fait leur entrée dans l’enceinte du tribunal.
Selon les informations recueillies sur place par notre correspondant, un seul des neuf mis en cause est de sexe masculin.
Les élèves présents à l’audience — Adama Dian Bah, Diamilatou Diallo, Fatoumata Oury Sow, Mariama Daga, Oumar Barry, Adama Bailo Diallo et Kadiatou Baldé — sont poursuivis pour coups et blessures volontaires ainsi que pour diffusion de données de nature à porter atteinte à la dignité et à la vie privée d’autrui.
Les faits s’inscrivent dans un contexte de violences en milieu scolaire aggravées par des pratiques assimilées au cyberharcèlement.
Placés sous mandat de dépôt le 6 février 2026, ces sept prévenus comparaissent en qualité de mineurs. Conformément aux dispositions relatives à la justice juvénile, ils ont été entendus par le tribunal correctionnel pour enfants.
L’audience s’est tenue à huis clos, en présence exclusive des parents des mis en cause et des représentants des structures en charge de la femme, de la famille et des solidarités, afin de préserver l’identité et les intérêts des mineurs.
D’après une source judiciaire contactée par notre rédaction, les deux autres élèves, majeurs au moment des faits, devraient comparaître séparément ce mardi devant le tribunal de première instance de Labé.
Au-delà des responsabilités individuelles qui seront établies par la justice, cette affaire relance le débat sur la recrudescence des violences scolaires et l’usage déviant des réseaux sociaux par des adolescents, posant avec acuité la question de la prévention et de l’encadrement en milieu éducatif.

Amadou Djogo
Pour Gbaikandjamana.org




