Un drame bouleversant s’est produit dans la soirée du mercredi 04 février 2026, aux environs de 18h30, au quartier Domby, relevant de la préfecture de Labé. Un enfant âgé de trois à quatre ans a perdu la vie après être tombé dans un puits non sécurisé.

La victime, Alpha Abass Bah, jouait avec d’autres enfants à proximité du puits au moment des faits.
Selon les témoignages recueillis sur place, le petit garçon se serait mis à sauter sur le couvercle du puits, lequel a cédé sous son poids, le précipitant au fond.

Présent sur les lieux peu après l’incident, Mamadou Oury Diallo, concessionnaire, est revenu sur les circonstances du drame :
« J’étais parti au village. À mon retour, alors que j’étais assis sous la dalle, j’ai entendu des cris indiquant qu’un enfant était tombé dans un puits. En nous rapprochant, nous avons appris qu’il s’agissait d’Alpha Abass, le fils d’un de mes locataires. Il était âgé entre 3 et 4 ans. Son petit frère n’a que cinq mois », a-t-il expliqué.
Il précise que le puits se trouve dans le domaine d’une concession familiale, mais éloigné des habitations et non clôturé, ce qui le rend particulièrement dangereux.
Autrefois utilisé par le voisinage, il était presque à l’abandon depuis l’installation de forages.
« Le puits était couvert, mais exposé. Les enfants jouaient autour quand Alpha Abass a sauté sur le couvercle. C’est ainsi qu’il est tombé », ajoute-t-il.
Alertés par les cris de détresse, les riverains se sont rapidement mobilisés. Avant l’arrivée des services de secours, un jeune boulanger du quartier, Mamadou Bhoye, s’est porté volontaire et est descendu dans le puits pour remonter l’enfant.
Encore en vie à ce moment-là, Alpha Abass Bah a été évacué d’urgence à l’hôpital, où il aurait finalement succombé, selon les informations recueillies.
Au moment du drame, l’enfant se trouvait avec sa mère. Son père, quant à lui, réside actuellement à Conakry.
Le corps de la victime a été ramené au domicile familial, dans l’attente de l’arrivée des services de sécurité et des autorités locales pour les suites de l’affaire.
Ce nouveau drame relance avec acuité la question de la sécurisation des ouvrages hydrauliques abandonnés, notamment dans les zones résidentielles, afin d’éviter que des tragédies similaires ne se reproduisent.

Ahmadou Djogo
Pour Gbaikandjamana.org



