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L’une des premières écoles publiques de la communauté de Baraka, dans le district de Léro, est aujourd’hui le symbole du désengagement de l’État.

Cet établissement primaire de six salles de classe ne compte que deux enseignants titulaires pour plus de 500 élèves, de la 1ère à la 6e année — une situation qui compromet sérieusement la qualité de l’enseignement.

Pour tenter de sauver l’école, l’Association des Parents et Amis de l’École (APEAE) a été contrainte de fixer la cotisation annuelle à 120 000 francs guinéens, alors que le tarif officiel n’est que de 10 000 FG.

Cette augmentation exceptionnelle sert à payer quatre enseignants contractuels, rémunérés 1 200 000 FG chacun, ainsi qu’un autre agent payé 1 400 000 FG.
Les neuf mois d’enseignement coûtent ainsi près de 45 millions de francs guinéens, un montant entièrement supporté par les parents.

Et malgré ce sacrifice financier énorme, l’école Lansana Conté manque toujours de tout :
Aucune clôture, exposant les élèves à divers dangers ;
Pas de latrine ni de point d’eau, créant d’importants risques sanitaires ;
Des salles de classe dégradées, rendant l’apprentissage difficile ;
Une cour d’école envahie par des activités artisanales et commerciales : menuiserie, tapisserie, garage, café-bar et même une petite gare routière.
Ce tableau alarmant interpelle les autorités locales et nationales : une école publique ne peut fonctionner éternellement grâce aux seuls efforts des parents.
Les parents ont sauvé l’école… mais qui sauvera les enfants si l’État continue de s’effacer ?

Mamby Sidibé pour le www.Gbaikandjamana.org




