Un drame aussi rare que bouleversant s’est produit mardi dernier dans le district de Doghol, secteur Amoroyabhé, relevant de la préfecture de Labé.
Une femme de 30 ans, identifiée comme Mlle Aissatou Diallo, a perdu la vie après avoir été atteinte par un tir d’arme à feu, l’auteur affirmant l’avoir confondue avec un singe dans son jardin.
Selon les informations recueillies, la victime s’était rendue dans un verger pour cueillir des oranges lorsqu’elle est montée sur un oranger.
Le propriétaire des lieux, habitué à la présence de singes qui ravagent régulièrement les cultures, aurait alors tenté de faire du bruit pour les chasser.
N’obtenant aucune réaction, il a ouvert le feu, pensant viser un animal. Le tir s’est malheureusement révélé fatal.
Joint par notre correspondant basé à Labé, le président du district, Souleymane Diallo, est revenu sur les circonstances du drame :
« Le mardi dernier, un homme qui était dans son jardin a aperçu quelqu’un dans l’oranger. Il a essayé de faire du bruit, mais il n’y a pas eu de réponse. Pensant que c’étaient des singes qui venaient dans son jardin, il a tiré. Immédiatement après, il a appelé les personnes qui étaient sur place pour constater qu’il avait touché un être humain. Nous avons été informés et nous avons remonté l’information à notre hiérarchie. Nous nous sommes rendus sur les lieux avec des agents de la gendarmerie qui ont fait le constat avant que le corps ne soit restitué à la famille. »
La victime, Aissatou Diallo, a succombé à ses blessures sur place. L’auteur du tir, Abdoulaye Diallo, aurait agi de manière accidentelle selon les premiers éléments de l’enquête.
D’après des sources locales, la famille de la défunte a accepté le pardon, mais la procédure judiciaire suit son cours normal. Le présumé auteur se trouve actuellement entre les mains des autorités compétentes.
Ce drame relance une nouvelle fois la question de la manipulation des armes à feu en milieu rural et des risques liés aux tirs non contrôlés, où une simple confusion peut désormais coûter une vie humaine.

Amadou Djogo pour Gbaikandiamana.org



