Le Mali a décidé de fermer sa frontière avec la Mauritanie en réaction au rapatriement de ses ressortissants par les autorités mauritaniennes.

Cette mesure, perçue comme une protestation par Bamako, dénonce des conditions jugées inacceptables dans lesquelles ces expulsions ont été effectuées. De son côté, Nouakchott justifie son action par la nécessité de faire respecter ses lois migratoires et de préserver sa sécurité nationale.

Cette fermeture a des conséquences immédiates sur les échanges commerciaux et humains entre les deux pays. Transporteurs, commerçants et familles se retrouvent bloqués, subissant de plein fouet les répercussions économiques de cette crise. Dans un contexte régional déjà marqué par des défis sécuritaires et économiques, cette situation ajoute une nouvelle tension dont l’onde de choc dépasse les frontières des deux nations.

Des négociations sont en cours pour tenter de désamorcer la crise, sous l’œil attentif des acteurs régionaux et internationaux. L’issue reste incertaine, mais une chose est sûre : l’urgence d’un dialogue sincère s’impose pour éviter une détérioration irréversible des relations entre le Mali et la Mauritanie.
Alseny Philip Condé pour le Gbaikandjamana.org



