Un drame aussi énigmatique qu’effrayant secoue la localité de Yaala, relevant de la sous-préfecture de Soyah, à environ 20 kilomètres de Mamou.

Dans la nuit du jeudi 24 au samedi 26 juillet 2025, une famille de quatre personnes a été victime d’un étrange phénomène : elles se sont toutes endormies et ne se sont réveillées que près de 36 heures plus tard. Le bilan est lourd : deux morts et deux survivantes souffrant de vives douleurs physiques et de gonflements inexpliqués.

Selon les témoignages recueillis par notre correspondant, la famille avait passé la journée du jeudi à récolter du maïs dans leur champ. De retour au domicile, la mère aurait cuisiné un repas à base de manioc, qu’elle partagea avec sa famille et même offert à un passant. Rien ne laissait présager le cauchemar à venir.
« Je me suis réveillée la nuit avec une douleur insupportable au bras. Ma main était toute enflée. J’ai essayé de réveiller ma fille et mon petit-fils, mais ils ne répondaient pas. J’ai crié pour alerter les voisins… Ensuite, tout est flou. Quand j’ai ouvert les yeux à l’hôpital, on m’a dit que nous étions samedi », confie Kadé Penda, la grand-mère rescapée, visiblement encore sous le choc.
Les secours alertés par les habitants ont retrouvé la mère et son fils allongés sans vie sur leur lit. La grand-mère et sa petite-fille, elles, dormaient à même le sol. Étonnamment, ce détail pourrait être un indice crucial dans l’enquête. Les deux survivantes présentent des signes cliniques inquiétants, mais aucune d’elles n’a encore été évacuée vers une structure sanitaire spécialisée.
Face à cette situation, les autorités locales ont ordonné la fermeture du bâtiment familial pour les besoins de l’enquête. Plusieurs pistes sont à l’étude : intoxication alimentaire, exposition à un gaz toxique, ou acte criminel par empoisonnement. Mais à l’heure où ces lignes sont écrites, le mystère reste entier.
À Yaala, la peur s’installe, et les interrogations se multiplient. Qu’est-ce qui a bien pu plonger cette famille dans un sommeil aussi long et mortel ? Une chose est sûre : tant que la lumière ne sera pas faite, la quiétude ne reviendra pas dans ce petit village paisible.
Alpha Amadou Barry pour le www.Gbaikandjamana Média – Faranah
📞 623 47 83 39



