La préfecture de Mandiana traverse une période économiquement difficile, marquée par une hausse soudaine et inquiétante des prix de plusieurs produits de première nécessité.

En première ligne : le pain et le sucre, devenus presque inaccessibles pour de nombreuses familles.
En l’espace de quelques jours, le prix de la baguette de pain est passé de 3 000 à 5 000 francs guinéens, soit une augmentation de plus de 60 %.
Quant au sucre, son prix au kilo est désormais fixé à 12 000 francs guinéens contre 10 000 auparavant. Des chiffres qui pèsent lourdement sur les maigres revenus des foyers de la région.
Dans les allées du marché central, la colère et l’inquiétude montent. « Nous ne comprenons pas ce qui se passe. Tout augmente, sauf nos revenus. Comment allons-nous nourrir nos enfants ? », s’interroge une mère de famille, le panier à moitié vide.
Les boulangers et commerçants, eux aussi sous pression, pointent du doigt la hausse du coût des intrants : farine, carburant, frais de transport…
autant de charges qui les obligent, selon eux, à répercuter les coûts sur le consommateur. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous augmentons les prix. Si on ne le fait pas, on met la clé sous la porte », affirme un boulanger du quartier Château d’Eau.
Face à cette crise silencieuse qui prend de l’ampleur, les autorités locales brillent par leur silence.
Aucun communiqué, aucune mesure d’allègement pour les ménages en détresse. Pendant ce temps, les familles de Mandiana continuent de jongler entre nécessité et survie, espérant un geste fort de l’État pour soulager leur quotidien.
Mais jusqu’à quand pourront-elles tenir sans craquer ?
Mandiana, le 24 juillet 2025 – Par Ibrahima Sidibé pour Gbaikandjamana Média – Contact : 622 65 22 08



