C’est un tournant écologique majeur que vient d’amorcer la préfecture de Mandiana. Ce vendredi 25 juillet, dans une ambiance mêlant chants traditionnels et discours d’engagement, les autorités locales, les partenaires techniques et les communautés bénéficiaires ont officiellement lancé les travaux de reboisement dans le cadre du Programme Intégré de Développement et d’Adaptation au Changement Climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC-BN/GN).

Portée par la Composante Guinée du programme, cette initiative vise à restaurer les écosystèmes dégradés du fleuve Niger et à renforcer la résilience des populations rurales face aux effets du changement climatique. Trois sous-préfectures prioritaires ont été retenues : Faralako (25 ha), Morodou (20 ha) et Dialakoro (25 ha), soit un total de 70 hectares de forêts villageoises, communales et communautaires destinés à renaître sous la houe et la volonté des habitants.

Financé par un partenariat multisectoriel associant notamment la BAD, le FAD, l’Union Européenne, le FVC, le FEM et la coopération allemande KfW, le projet s’ancre dans une logique participative et inclusive.

Au nom du Coordonnateur National, M. Mamadou Aliou Bah a salué la mobilisation locale et annoncé une mesure stratégique : la signature prochaine d’un acte de cession de terrain à Faralako pour prévenir les conflits fonciers et consolider les acquis.
Du côté des communautés, l’enthousiasme est manifeste.

À Faralako, M. Lanciné Hawa Diallo, président de la délégation spéciale, a exprimé sa gratitude aux partenaires.

Mme Aminata Diallo, présidente du groupement Benkadi, a souligné l’engagement ferme des femmes pour entretenir et surveiller les sites.

À Morodou, M. Sidiki Diakité a transmis les remerciements de la population, tandis que Mme Hawa Diakité insistait sur la détermination féminine dans cette « bataille verte ».

Enfin, M. Kangbé Bréma Doumbouya, doyen des sages, a rappelé que planter un arbre aujourd’hui, c’est « protéger nos petits-enfants de demain ».
Ce lancement n’est pas qu’un geste symbolique. Il est la graine d’un avenir où Mandiana se dresse en sentinelle du climat, racine par racine, hectare par hectare.
Mandiana : Ibrahima Sidibé pour Gbaikandjamana
Contact : 622 65 22 00



