Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Dominique Loua, s’est adressé dans la soirée de ce jeudi 29 janvier 2026 à la population de la commune urbaine de Siguiri pour dénoncer des faits récurrents de troubles à l’ordre public observés ces derniers jours.

Selon le magistrat, des groupes de jeunes se livrent à des attroupements non autorisés, à des brûlages de pneus sur la voie publique et, dans certains cas, à des attaques contre les biens de citoyens respectueux de la loi. Une situation qu’il qualifie d’inacceptable dans un État de droit.
Rappelant qu’un premier appel au calme avait déjà été diffusé à la radio, le procureur a insisté sur les voies légales mises à la disposition des citoyens en cas de litige ou d’injustice.
Il a notamment invité la population à saisir les autorités compétentes, notamment le préfet, le commissaire central, le commandant de la gendarmerie, les services de recherche ou encore le parquet, au lieu de se faire justice dans la rue.
Dominique Loua a souligné que tout attroupement sur la voie publique sans autorisation constitue une infraction, conformément aux dispositions de l’article 627 du Code pénal, et expose ses auteurs à des poursuites judiciaires.
« Vous n’avez pas le droit de pourrir la vie de vos concitoyens qui vaquent librement à leurs occupations », a-t-il martelé, appelant les manifestants actuels à rentrer immédiatement chez eux.
Il a averti que toute personne interpellée dans ces mouvements ne bénéficierait d’aucune tolérance.
Tout en réaffirmant la mission des forces de sécurité et de la justice — protéger et sécuriser la population — le procureur a prévenu que la rigueur de la loi sera appliquée à toute personne qui s’en écarte.
Il a enfin appelé au sens de responsabilité et de compréhension de chacun, se disant convaincu qu’une fois ce message entendu, le calme reviendra dans la commune.

Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org



