Le discours prononcé aujourd’hui par le ministre Djiba Diakité a suscité beaucoup de réactions, non pas tant sur le fond, mais sur la manière dont il a été livré.
En effet, voir un haut cadre de l’État lire un rapport avec hésitation, erreurs de lecture et manque d’aisance devant un public composé de hautes personnalités nationales et internationales a laissé une impression de malaise et de manque de préparation.
La lecture a été marquée par un tâtonnement constant, des pauses mal placées, et une diction hésitante. Ce type de prestation donne l’image d’un responsable peu sûr de lui ou peu familier avec le contenu de son propre rapport.Or, dans le protocole d’État, la clarté et la maîtrise de la parole sont essentielles : elles traduisent la crédibilité et la compétence de celui qui s’exprime au nom d’une institution.
Le rapport semblait pourtant aborder des points importants, notamment autour du projet Simandou, un dossier stratégique pour le développement économique du pays. Cependant, la faiblesse dans la lecture a fortement éclipsé la portée du message, au point que le public s’est davantage concentré sur la forme que sur le contenu.Ce type de prestation soulève plusieurs interrogations.
Le ministre a-t-il réellement participé à la rédaction du rapport ? Ou s’est-il simplement contenté de lire un texte préparé par son équipe sans en maîtriser les détails ?
Cette impression donne l’image d’un haut cadre déconnecté du contenu technique et stratégique de son propre dossier, ce qui fragilise la confiance du public et des partenaires étrangers.Le discours de Djiba Diakité, bien que portant sur un projet majeur comme Simandou, restera marqué par une prestation hésitante et un manque de maîtrise linguistique.
Dans un contexte officiel, surtout devant des décideurs et investisseurs, un tel moment peut nuire à la crédibilité institutionnelle. Cela rappelle l’importance, pour tout responsable, de préparer non seulement le fond d’un discours, mais aussi sa présentation, afin d’incarner pleinement le message qu’il porte.

Par Abdoul Rahmane Diallo



