Niouma Enock Tolno est vivant, mais il survit.
Victime d’une attaque à main armée en août 2025 à Kankan, ce jeune chauffeur de taxi voit aujourd’hui sa vie suspendue à la solidarité nationale.
Les faits remontent à un samedi matin aux environs de 6h30.
Alors qu’il exerçait son activité de taxi-moto, Niouma prend un passager au quartier Bordeaux pour une course en direction de « Bienvenue », sur la nationale Kankan–Kissidougou. Le trajet, anodin en apparence, va tourner au drame.
Selon son témoignage, le passager — présenté comme un jeune d’environ 18 ans — lui demande de dépasser une cour.
Au moment où Niouma ralentit, l’individu sort une arme de fabrication artisanale et tire à bout portant dans son dos avant de s’emparer de sa moto et de son téléphone.
Gravement blessé, Niouma reste au sol pendant plusieurs heures, incapable d’appeler à l’aide. Ce n’est qu’aux environs de 9 heures qu’un passant, alerté par le bruit de la moto, lui porte secours.
Il est d’abord admis à l’hôpital régional de Kankan, avant d’être évacué en urgence à Conakry, les médecins jugeant son état hors de portée locale.
À l’hôpital Donka, Niouma subit une intervention chirurgicale lourde : 29 balles sont extraites de son corps. Le coût de l’opération s’élève à plus de 52 millions de francs guinéens, une somme réunie au prix de lourds sacrifices familiaux.
Mais malgré cette opération, son état demeure critique. Paralysé, alité en permanence, Niouma souffre de plaies graves au niveau des parties intimes et des fesses, et doit uriner à l’aide d’une sonde.
Actuellement, il est hospitalisé à l’hôpital préfectoral de Guéckédou, où sa prise en charge reste limitée. Une seconde opération décisive est programmée pour le 18 février 2026, et les médecins recommandent son évacuation urgente vers Conakry pour espérer une amélioration de son état.

Mais là encore, l’obstacle est financier.
« Ma mère est ménagère, mon père est décédé et mon grand frère est sans emploi. Pour financer la première opération, ma mère a vendu nos parcelles et contracté des dettes », confie Niouma, la voix chargée d’émotion.
Aujourd’hui sans ressources, il lance un appel pressant au président de la République, au gouvernement, ainsi qu’à toutes les personnes de bonne volonté, afin de l’aider à accéder aux soins dont dépend sa survie.

📞 Contacts pour toute aide :
+224 625 65 65 09 / +224 622 65 81 44
Alseny Philip Denkè Condé
Pour le www.Gbaikandjamana.org



