À environ 25 kilomètres de la préfecture de Doko, le district de Sèkè Oudoula, l’une des 65 contrées de Sèkè, affiche désormais une ambition clairement assumée : accéder au statut de sous-préfecture.

La revendication intervient dans un contexte de réorganisation administrative marqué notamment par l’érection de Siguiri en région administrative et de Doko en préfecture. Des décisions saluées par les populations de Sèkè Oudoula, qui adressent leurs remerciements aux autorités tout en sollicitant une nouvelle évolution administrative pour leur localité.
Pour les responsables locaux, cette ambition repose également sur plusieurs réalisations déjà enregistrées dans le district.
Le bureau de district cite notamment la construction d’un bloc administratif, du logement du futur sous-préfet, d’une gendarmerie et du logement des agents, ainsi que la réalisation de plusieurs salles de classe. Six salles de classe sont déjà construites, tandis que d’autres infrastructures seraient en cours de finition.
À ces acquis s’ajoutent un vestibule des sages, des châteaux d’eau et la construction en cours d’une maison des jeunes.

Pour Sani Djan Camara, président du district de Sèkè Oudoula, ces réalisations traduisent la volonté des populations de préparer leur localité à un éventuel changement de statut.
« Le plus grand souhait aujourd’hui de nos parents, c’est de voir Oudoula érigé en sous-préfecture. Nous avons construit le bloc administratif, le logement du sous-préfet, la gendarmerie et le logement des agents. Plusieurs salles de classe ont également été réalisées et d’autres sont en finition. Tout cela, c’est pour voir Oudoula érigé en sous-préfecture, compte tenu également de son emplacement géographique », explique-t-il.
Au-delà des infrastructures, les populations mettent en avant le poids démographique de Sèkè Oudoula et de ses différents secteurs.
Le district compte plus de 20 000 habitants, selon les données communiquées par les responsables locaux. Pour ces derniers, cette population, associée à la position géographique de la localité et aux infrastructures déjà disponibles, constitue un argument supplémentaire dans leur plaidoyer pour le rapprochement de l’administration.
La demande bénéficie par ailleurs d’un soutien au sein des différentes composantes de la communauté.
Les sages, les femmes et les jeunes de Sèkè Oudoula se disent favorables à cette démarche et saluent les récentes réformes administratives.

Yamoudou Danssoko, membre du bureau de district, insiste sur la cohésion sociale qui, selon lui, caractérise la localité.
« Sèkè Oudoula et ses secteurs ne connaissent que la paix. Nous remercions le Président pour avoir érigé Doko en préfecture et Siguiri en région. Oudoula et ses secteurs plaident auprès du Président et de Madame la ministre de l’Administration du territoire pour ériger Oudoula en sous-préfecture », déclare-t-il.

Du côté des femmes, la revendication est également présentée comme une priorité.
« Nous, les femmes d’Oudoula, notre grand souci aujourd’hui est de voir Sèkè Oudoula érigé en sous-préfecture », affirme Taïba Keïta, présidente des femmes.
Même position chez les sages.

Selon Sékou Camara, leur porte-parole, la communauté apprécie les réformes administratives engagées et souhaite désormais que Sèkè Oudoula puisse bénéficier d’une évolution similaire.
« Nous, les sages de Sèkè Oudoula, remercions le Président pour avoir érigé Doko en préfecture et Siguiri en région. Nous prions pour lui chaque jour. Aujourd’hui, notre plus grand souhait est de voir Oudoula érigé en sous-préfecture », souligne-t-il.
À travers cette mobilisation, les populations de Sèkè Oudoula souhaitent attirer l’attention des autorités sur leur localité et plaident pour un renforcement de la présence administrative.
Avec plus de 20 000 habitants, plusieurs infrastructures déjà réalisées et une mobilisation des différentes composantes de la population, le district entend désormais soumettre officiellement son ambition aux autorités compétentes.
Après les récentes évolutions administratives enregistrées dans la région, Sèkè Oudoula espère à son tour franchir le cap et accéder au statut de sous-préfecture.

Siguiri Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org




