La session criminelle en cours au tribunal de première instance de Siguiri a déjà livré une partie significative de son verdict. Sur les 31 affaires inscrites au rôle à l’ouverture, dix décisions ont été rendues le lundi 2 mars 2026.

Onze dossiers avaient été initialement mis en délibéré ; l’un d’eux a finalement été rabattu, tandis que les vingt autres affaires restantes ont été renvoyées à la prochaine audience prévue le 6 avril.
À l’issue de ces premiers jugements, le ministère public affiche une satisfaction assumée.

Devant la presse, le substitut du procureur de la République près le TPI de Siguiri, Simon Pierre Millimouno, a souligné que le tribunal a suivi le parquet dans la grande majorité de ses réquisitions, estimant ce taux d’adhésion à environ 90 %.
Le magistrat a notamment mis en avant les dossiers qualifiés d’assassinat. Dans chacune de ces procédures, le parquet avait requis la réclusion criminelle à perpétuité, une peine qui, selon lui, a été systématiquement retenue par la juridiction de jugement.
Des affaires sensibles, a-t-il rappelé, qui avaient suscité une forte émotion dans l’opinion avant leur examen à l’audience.
Au total, sur les dix décisions effectivement prononcées, le représentant du ministère public s’est dit « véritablement satisfait », insistant sur la cohérence entre les réquisitions formulées et les peines infligées.
Toutefois, il a tenu à préciser que l’action du parquet ne se résume pas à solliciter des condamnations.
Saluant également certains acquittements, il a rappelé que la mission du ministère public consiste avant tout à veiller au respect du droit et de la légalité. Personne, a-t-il martelé, ne doit être privé de liberté sans fondement légal, ni subir une condamnation en raison de considérations extérieures à la loi.
Réaffirmant l’engagement du parquet à garantir l’équité et la protection des droits de tous les justiciables, le substitut du procureur a lancé un appel solennel à la population de Siguiri.
Face aux conflits et aux infractions, il a exhorté les citoyens à privilégier la voie judiciaire plutôt que la vengeance privée, assurant que le parquet demeure disposé à accompagner toute personne s’estimant victime.
Les vingt dossiers encore pendants seront examinés lors de la reprise des audiences le 6 avril 2026.
Une échéance attendue dans cette préfecture aurifère, où cette session criminelle s’impose déjà comme un moment judiciaire majeur, révélateur des attentes fortes placées dans l’institution judiciaire.

Siguiri / Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org
Tel: 620-05-61-56



