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Un enlèvement digne d’un film, perpétré en plein jour, sous les yeux de témoins impuissants.

Le jeune frère de Laye Kabinet Touré, enlevé sur son lieu de travail au quartier Bananikoro, livre un témoignage poignant sur les circonstances troublantes de ce rapt survenu le mercredi 31 décembre 2025, aux environs de 18 heures.

« Nous étions assis tranquillement dans la cour du frigo quand deux véhicules ont fait irruption… », raconte-t-il, encore sous le choc.
Selon son témoignage, deux véhicules sont arrivés brusquement :
une voiture de type Drogba, de couleur bleue,
et une pickup américaine, de couleur blanche.
Les deux véhicules avaient des vitres fumées et arboraient des photos du Président collées à l’avant et à l’arrière. À l’emplacement des plaques d’immatriculation figurait un logo à cinq étoiles, accompagné de l’inscription « Bâtir Ensemble ».
Les occupants, une dizaine d’hommes, sont descendus des véhicules et ont demandé : « C’est qui Laye ? »
L’un d’eux détenait un téléphone affichant la photo de Laye Kabinet Touré, confirmant qu’il était bien la cible. Sans fournir la moindre explication, ils l’ont aussitôt saisi.
Face à cette situation, son jeune frère tente de s’interposer : « J’ai dit qu’on ne peut pas venir prendre quelqu’un sur son lieu de travail sans expliquer les raisons. »
La réaction est immédiate et brutale. Un homme descend alors de la pickup, armé d’un PMAK, vêtu d’un pantalon militaire et d’un tee-shirt militaire, : « Il a dit que quiconque s’oppose sera éliminé. »

Sous la menace, Laye Kabinet Touré est contraint de monter dans la pickup, qui démarre aussitôt à vive allure, suivie du véhicule Drogba.
Les proches tentent de les suivre sur la route de Kankan, mais les ravisseurs roulent à grande vitesse et disparaissent de leur vue. Arrivés au barrage de Banfinda, aucune trace des véhicules : ils ne sont jamais passés par là.
Toutefois, selon des informations recueillies auprès de proches de la victime, une caméra de surveillance installée à un rond-point de la commune urbaine aurait filmé le passage des deux véhicules, notamment la pickup blanche et la voiture Drogba bleue. Ces images pourraient constituer un élément déterminant pour identifier les auteurs et retracer leur itinéraire.
Le témoin précise enfin que la majorité des hommes étaient en civil, le visage découvert. Seul l’homme armé portait une tenue militaire, tandis que le chauffeur de la pickup avait le visage partiellement couvert.
À ce jour, Laye Kabinet Touré, opérateur économique, demeure introuvable.
Ce témoignage soulève de graves interrogations sur l’identité réelle de ces hommes, l’usage de symboles officiels, et la facilité avec laquelle un citoyen peut être enlevé en pleine ville, sans mandat ni explication.
Où est passé Laye Kabinet Touré ?
Qui sont réellement ces hommes armés opérant à visage découvert ?
Autant de questions qui appellent des réponses urgentes des autorités compétentes.

Le www.Gbaikandjamana.org
La Rédaction



