La préfecture de Siguiri, dans le nord-est de la Guinée, a été frappée par un nouveau drame lié à l’orpaillage artisanal. Six femmes ont trouvé la mort à la suite de l’éboulement d’une mine d’or survenu mardi 20 Janvier 2026 dans le district de Salah, relevant de la sous-préfecture de Doko,
Selon des témoignages concordants recueillis sur place, les victimes se trouvaient à l’intérieur d’une galerie souterraine lorsqu’une importante masse de terre et de boue s’est brusquement détachée, provoquant l’effondrement du sol.
La zone, très fréquentée par les orpailleurs, est réputée pour l’instabilité de ses galeries, souvent creusées sans mesures de sécurité adéquates.
Les opérations de secours, menées dans l’urgence par les riverains et d’autres orpailleurs, ont permis d’extraire les corps sans vie des six femmes.

image généré par L’IA .
Aucune survivante n’a été signalée, plongeant la communauté locale dans une profonde consternation.
Ce nouvel accident mortel remet au premier plan la question récurrente de la sécurité dans les mines artisanales de Siguiri, où les éboulements sont fréquents en raison de l’exploitation anarchique des sites et du non-respect des normes élémentaires de protection.
Les autorités locales devraient ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances exactes du drame et situer les responsabilités.
Au-delà de l’émotion et du deuil, ce drame ravive l’urgence d’une réglementation plus stricte et d’un encadrement effectif de l’orpaillage artisanal.
À Siguiri, chaque éboulement rappelle tragiquement que l’or, lorsqu’il est extrait au prix de vies humaines, cesse d’être une richesse pour devenir une menace collective.
Siguiri/ Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org



