Dans la sous-préfecture de Bankon, les habitants assistent, impuissants, à une transformation inquiétante de leur environnement.

Le majestueux fleuve Niger, source de vie pour des milliers de personnes, est aujourd’hui méconnaissable. Son eau, autrefois claire et limpide, se teinte d’un marron trouble, signe visible d’une dégradation accélérée.
Selon les riverains de Dalagbeda, Kigniébala et Somonobougou, cette catastrophe écologique serait attribuée aux activités de la société GGE, qui exploite la zone.
La pollution du fleuve Niger ne se limite pas à son apparence. Elle met en péril toute la biodiversité aquatique et affecte les cultures irriguées qui en dépendent.

Pire encore, la santé des populations locales est directement menacée par cette contamination. Les plaintes de maladies liées à l’eau se multiplient, et les agriculteurs constatent une baisse inquiétante de leurs récoltes.
Pendant ce temps, l’exploitation continue, et le fleuve, pilier de la région, se meurt lentement.
Face à cette urgence environnementale, il est impératif d’agir.
Sauver le fleuve, c’est sauver des vies.
Mais la question demeure : qui aura le courage de s’y engager avant qu’il ne soit trop tard ?
Alseny Philip Condé pour le Gbaikandjamana.org
Source/Ansoumane Dialakoro Condé ( Bamba Gnaro)




