La sous-préfecture de Kourémalé, située à 79 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Siguiri, a été frappée par un drame bouleversant ce jeudi 22 janvier 2026.
Deux garçons , âgés de seulement deux ans, ont perdu la vie par noyade dans une rivière située derrière la concession familiale, en plein centre-ville.

Mohamed Cissé proche explique <<Les victimes, Mohamed Ousmane Souaré et Alhasane Ousmane Souaré, sont les enfants de notre collègue Houstatge Alhasane Souaré Imam. Le drame est survenu aux environs de 11 heures, alors que les enfants jouaient derrière la maison familiale, à proximité immédiate de la rivière.
Selon les informations recueillies, les enfants jouaient au ballon lorsque celui-ci est tombé dans l’eau. En tentant de le récupérer, les deux petits garçons sont tombés dans la rivière et se sont noyés. Aucun des deux ne maîtrisait suffisamment la parole pour appeler à l’aide.
Habituellement, en saison sèche, cette rivière tarit complètement. Mais depuis la saison hivernale de 2025, elle ne s’est pas asséchée cette année, devenant ainsi un danger permanent pour les riverains, notamment les enfants qui ont l’habitude d’y jouer ou d’y accompagner les adultes lors d’activités de chasse ou de loisirs.
Le père des enfants, imam de profession, les accompagne généralement à l’école chaque matin. Mais ce jour-là, il était en déplacement à la commune urbaine de Siguiri, laissant les enfants à la maison.
Alerté alors que je me trouvait en classe, je me suis rendu sur les lieux. Les enfants ont été repêchés puis transportés en urgence au centre de santé de Kourémalé, où le décès des deux garçons a été officiellement constaté par le personnel médical.>> À t’il expliqué.

Ce drame remet en lumière une réalité préoccupante à Kourémalé, comme dans plusieurs districts de la préfecture de Siguiri : l’abandon involontaire des enfants dans les foyers. De nombreux parents quittent très tôt leur domicile pour travailler dans les mines artisanales, ne rentrant qu’en fin de journée, exposant ainsi leurs enfants à de graves dangers.
La mort tragique de Mohamed Ousmane et d’Alhasane Ousmane Souaré n’est pas seulement un fait divers : elle interpelle les autorités locales, les leaders communautaires et les familles sur l’urgence de sécuriser les zones à risque et de renforcer la protection des enfants.
À Kourémalé, comme ailleurs, la négligence collective continue de coûter la vie à des innocents.

Kouremale, Ousmane OBB Bangoura pour le www.Gbaikandjamana.org
Décryptage : Alseny Philip Denkè Condé




