Le Tribunal de première instance de Siguiri a officiellement ouvert, ce lundi 23 février 2026, une nouvelle session d’audiences criminelles, marquant une étape majeure dans le renforcement de la politique pénale locale.

Cette initiative vise non seulement à juger les dossiers en attente, mais aussi à consolider la présence effective de l’institution judiciaire dans la préfecture.
Pour cette session, le parquet a inscrit 31 dossiers au rôle. Les affaires programmées reflètent la diversité et la gravité des infractions examinées par la juridiction criminelle.
Parmi elles figurent des crimes de sang — assassinats, tentatives d’assassinat, meurtres et coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner —, plusieurs dossiers de viol, ainsi que des affaires liées au trafic de cocaïne.
Le procureur a précisé que cette session concerne à la fois de nouvelles procédures et des dossiers non jugés lors des précédentes audiences, dans l’objectif d’assurer la continuité du service public de la justice et d’éviter l’engorgement des rôles.

Dans son intervention, le procureur de la République, M. Dominique Loua, a insisté sur la nécessité de fixer le sort de toutes les personnes en conflit avec la loi, tout en rassurant la population quant à l’impartialité des débats :
« Aucun innocent ne sera condamné, mais aucun coupable n’échappera à la rigueur de la loi. »
Il a également invité les citoyens à assister aux audiences, soulignant qu’il s’agit d’une occasion pour la population de mieux comprendre le fonctionnement de la justice et de s’informer sur les comportements conformes à la loi.
Vers des sessions trimestrielles
Dans une dynamique d’amélioration des performances judiciaires, le tribunal ambitionne désormais d’organiser des audiences criminelles tous les trois mois.
Le parquet affirme que les autorités judiciaires sont prêtes à consentir les efforts nécessaires pour respecter cette périodicité et éviter toute accumulation de dossiers.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du représentant du préfet, M. Mory Siaman Diawara, qui a salué l’engagement des magistrats :
« Vous avez la bénédiction de l’autorité préfectorale. Nous vous souhaitons bonne chance dans l’accomplissement de cette mission. »

De son côté, le maire de la commune urbaine de Siguiri, M. Souleymane Koïta, a exprimé sa satisfaction :
« Accueillir cette audience dans la commune urbaine de Siguiri implique la présence effective de l’État de droit. La justice participe à la promotion de la démocratie, notamment au plan local. Nous avons confiance en notre justice et souhaitons que les débats se déroulent dans une sérénité totale pour que force reste à la loi. ».
À travers cette session, la juridiction de Siguiri envoie un signal fort à la population : celui d’une justice plus proactive, plus transparente et résolument tournée vers la protection des citoyens.
Dans un contexte où la lutte contre la criminalité constitue un enjeu majeur, ces audiences apparaissent comme un levier essentiel pour renforcer l’autorité de la loi et consolider l’État de droit au niveau local.
Une justice qui s’affirme, un message de fermeté envoyé aux délinquants et un espoir renouvelé pour les citoyens en quête d’équité : Siguiri s’inscrit progressivement dans la dynamique d’une justice de proximité plus efficace et plus crédible.

Mory Dioumessi pour le www.Gbaikandjamana.org
📞 628 25 17 23



