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À l’approche des élections, les autorités judiciaires et sécuritaires de Siguiri ont reçu des instructions fermes de l’État pour renforcer le contrôle des identités des ressortissants étrangers dans la région. Cette opération, déjà en cours, vise à détecter et neutraliser les réseaux criminels.

Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, les premiers résultats sont alarmants :
« Entre juin et juillet, nous avons constaté que la majorité des dossiers criminels reçus impliquent des ressortissants étrangers, notamment des Burkinabè et des Maliens. Depuis mon arrivée dans cette zone, je n’avais jamais vu une telle situation », a-t-il déclaré.
Le magistrat explique que la crise dans le secteur minier a poussé certains travailleurs étrangers à se reconvertir dans le banditisme :
« Comme les mines ne marchent plus comme avant, certains se sont transformés en bandes criminelles. Actuellement, 50 Burkinabè et Maliens ont été interpellés et déposés à Kankan. »
Par ailleurs, les autorités ont également procédé à l’arrestation de 85 Chinois et deux Ghanéens, transférés à Conakry pour irrégularités administratives.
L’opération se poursuit. Les autorités appellent à la vigilance et assurent que ces mesures ne visent pas à stigmatiser, mais à garantir la sécurité et la sérénité des prochaines échéances électorales.
Siguiri/ Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org
tel : 620-05-61-56



