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À Léro ce jeudi 04 décembre 2025 la tension est montée d’un cran où des élèves des écoles publiques ont interrompu les cours dans plusieurs établissements privés. Une scène inédite qui survient après quatre jours d’arrêt total des cours dans le public, conséquence de la grève générale illimitée déclenchée par l’intersyndicale de Guinée.
Selon plusieurs témoins, des groupes d’élèves, visiblement frustrés de rester chez eux depuis le début du mouvement social, se sont rendus dans des écoles privées pour exiger la suspension des cours. Leur revendication : que “personne n’avance pendant que d’autres sont bloqués”.
Face à la pression et craignant des débordements, certains responsables d’écoles privées ont dû interrompre temporairement les activités pédagogiques.
Pour les élèves concernés, ce geste est un cri de détresse.
« Nous avons déjà perdu quatre jours. Pendant que nous restons à la maison, d’autres avancent. Ce n’est pas juste », déplore un élève rencontré sur place.
Cette nouvelle montée de tension rappelle une fois de plus la fragilité du système éducatif guinéen, particulièrement dans les zones reculées où les options scolaires sont limitées et où la moindre crise se répercute immédiatement sur l’avenir des élèves.
À Léro, la paralysie du public commence désormais à contaminer le privé signe que si rien n’est fait, c’est toute une génération qui risque d’être prise en otage.

Mamby Sidibé pour le www.Gbainkadjamana.org




