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La préfecture de Siguiri traverse de nouveau une pénurie d’essence, apparue de façon soudaine dans la soirée du mardi, alors que la population croyait cette page définitivement tournée grâce à l’intervention des autorités locales et judiciaires.
Depuis cette reprise inattendue de la crise, les stations-service de la commune urbaine ne désemplissent plus. Les files d’attente s’étendent sur plusieurs mètres, paralysant une partie de la circulation.
Interrogée un citoyen rencontré sur place, pointe du doigt le comportement de certains gérants.
« Jusqu’à hier soir, tout allait bien. On pouvait se procurer de l’essence sans aucune difficulté. Mais vers 17h-18h, plusieurs stations ont subitement fermé. Celles qui sont restées ouvertes ont été prises d’assaut. C’est toujours la même chose : toutes les stations ne servent pas en même temps, et cela crée automatiquement une crise à Siguiri. Vous savez, on sort à peine d’une pénurie qui nous a déjà beaucoup fatigués », a-t-il expliqué.
Contacté à plusieurs reprises, le directeur préfectoral de la SONAP est resté injoignable pour expliquer les causes de cette nouvelle perturbation.
Pour sa part, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Ibrahima 1 Camara, a assuré que les mesures de contrôle et de régulation prises lors de la précédente crise restent en vigueur, tout en invitant les acteurs du secteur à la responsabilité.
À Siguiri, la population, une fois de plus, paie le prix fort d’une gestion confuse du carburant — une situation devenue presque cyclique dans la région aurifère.

Alseny Philip Denkè Condé pour le www.gbaikandjamana.org



