LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Le Parquet près le Tribunal de Première Instance de Siguiri a officiellement réagi après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo impliquant un ressortissant burkinabè et jugée outrageante par de nombreux internautes.

La séquence, devenue virale en quelques heures, a provoqué une forte indignation dans plusieurs localités de la Haute Guinée.

Selon le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri Maître Ibrahima 1 Camara, une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte à la suite d’un échange avec le représentant du Haut Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Étranger en Haute Guinée. Les services de gendarmerie et de police ont été instruits d’identifier, d’interpeller et de déférer les auteurs présumés devant les juridictions compétentes.
Face aux tensions nées de cette vidéo, le Parquet appelle la population au calme et à la retenue. « L’émotion suscitée est légitime, mais la violence contre les autres ressortissants burkinabè ne saurait être une réponse », insiste le Procureur.
Cet appel intervient après des actes de pillage, de vandalisme et de destruction de biens privés enregistrés dans la nuit du 17 novembre à Kintinian et Kamagatiya. Des comportements que le Parquet « condamne avec la plus grande fermeté », rappelant qu’ils constituent de graves infractions pénales et ne font qu’attiser un climat déjà tendu entre les communautés concernées.
Le Parquet rappelle que nul ne doit payer pour un crime commis par autrui et que toute forme de justice privée sera sévèrement sanctionnée. Le Burkina Faso étant un « pays ami et frère », les représailles contre ses ressortissants vivant en Guinée sont strictement prohibées.
Toute personne détenant des informations utiles à l’enquête est invitée à les communiquer aux autorités compétentes, dans la plus grande confidentialité.
Déterminé à ramener la sérénité, le Procureur assure que toutes les dispositions sont prises pour faire toute la lumière sur cette affaire, en collaboration avec les forces de sécurité et les représentants de la communauté burkinabè.
À Siguiri, une chose est claire : seule la justice dira le dernier mot, car la paix et la sécurité des communautés demeurent non négociables.
ci-joint le communiqué


Alseny Philip Denkè Condé pour le www.gbaikandjamana



