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Le procureur de la République, Ibrahima 1 Camara, a alerté ce jeudi sur les violences survenues entre les villages de Sèkè Alahinè (sous-préfecture de Doko) et Dalala (sous-préfecture de Banko), provoquées par un différend autour de la réparation d’un pont, dans un contexte où un conflit domanial opposant déjà les deux villages est suivi par la justice.

Selon le magistrat, l’ouvrage avait été endommagé. Les habitants de Sèkè Alahinè estimaient que la réparation relevait de leur responsabilité et avaient pris des dispositions pour la réaliser. Cependant, les habitants de Dalala sont également intervenus. « Cette situation a dégénéré en affrontements, des personnes ont été blessées et certains ont même fait usage d’armes à feu », a expliqué le procureur.
Ibrahima 1 Camara a rappelé que ce conflit autour du pont ne peut en aucun cas influencer le litige domanial en cours : « Réparer un pont ne confère aucun droit de propriété. C’est un bien public que personne ne peut monopoliser, que l’on soit de Sèkè Alahinè ou de Dalala. Le pont n’est pas un moyen de régler un différend foncier déjà suivi par la justice. »
Les deux communautés ont porté plainte, et les dossiers sont actuellement en instruction à la brigade de recherche et au commissariat central.
Le procureur a lancé un appel solennel au calme :
« Je me demande pourquoi ces conflits continuent alors que nous avons déjà trop de personnes en prison ici et à Kankan. La justice sera appliquée, mais la paix doit primer>>
Siguiri/ Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org




