L’insécurité continue de semer la peur dans la ville aurifère de Siguiri. Dans la matinée de ce lundi 15 décembre, des citoyens ont découvert le corps sans vie d’un jeune homme dans le district Bourenfè relevant de la sous préfecture de Doko, suscitant émoi et inquiétude au sein de la population.
Joint par notre rédaction, le Docteur Abdoulaye Bachir Condé, lieutenant relevant du haut commandement de la gendarmerie nationale (direction de la justice militaire) et médecin d’appui aux urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral de Siguiri, a livré les premiers éléments d’information.
Selon lui, la victime aurait été violemment battue par des orpailleurs, après une tentative de vol menée par un groupe d’assaillants dans une zone d’exploitation aurifère.
« Ce matin, nous avons reçu l’appel de citoyens signalant la découverte d’un corps apparemment sans vie. Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Maître Dominique Loua, a été immédiatement informé et a instruit la brigade de recherches d’ouvrir une enquête », a-t-il précisé.
D’après les informations recueillies, un groupe d’individus armés aurait attaqué des orpailleurs et réussi à emporter certains matériels. Toutefois, l’un des assaillants n’a pas pu échapper à la foule. Rattrapé, il a été roué de coups et lapidé jusqu’à succomber sur place, tandis que ses complices prenaient la fuite.Un élément troublant retient particulièrement l’attention des enquêteurs : la victime portait une tenue militaire complète. Une hypothèse rapidement examinée par les autorités.
« Tous les chefs militaires ont été consultés, mais l’individu n’a pas été identifié comme faisant partie des forces de défense. Les déplacements des militaires sont strictement contrôlés. Il n’est pas rare que des malfrats se procurent des tenues militaires pour se fondre dans la masse », a expliqué le médecin lieutenant.
Sur instruction du procureur de la République, le corps a été transporté à Siguiri pour les besoins de l’enquête, afin d’établir formellement l’identité de la victime et de déterminer les circonstances exactes du drame.

Les autorités confirment qu’il s’agit d’une mort violente, consécutive à des coups portés à l’aide de pierres.Alors que l’enquête suit son cours pour faire toute la lumière sur cette affaire, ce nouveau drame relance le débat sur la montée de l’insécurité et les risques de justice populaire à Siguiri, où l’or continue d’attirer convoitises et violences.
Siguiri, Alseny Philip Condé, pour www.gbaikandjamana.org



