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Un drame a secoué la commune urbaine de Siguiri dans la soirée du jeudi 20 novembre 2025.

Un jeune homme de 18 ans, répondant au nom de Laye Solo Traoré, s’est donné la mort à l’aide du fusil de son père alors qu’il était enfermé dans la douche familiale au quartier Kouroudako.
Sur les lieux du drame, son père, Abou Traoré, encore sous le choc, a retracé les faits et expliqué l’état de santé très dégradé de son fils.
« Mon fils Laye Solo Traoré s’est suicidé aujourd’hui avec un fusil, alors que je l’avais enfermé dans la douche de ma chambre. Il s’était enfui de la maison depuis plusieurs jours avant que des gens ne le retrouvent et nous le ramènent. Par peur qu’il ne fasse du mal aux gens, parce que c’est un malade mental, j’ai décidé de l’enchaîner et de l’enfermer dans la douche », a-t-il déclaré, les larmes aux yeux.
Selon lui, malgré les précautions prises, le jeune homme a réussi à forcer la porte :
« Il a défoncé la porte et a pris mon fusil dans la chambre avant de tirer à bout portant au niveau du cou, vers la tête. »
Le père insiste sur la cause profonde de la dégradation mentale de son fils :
« Je rappelle que mon fils est un malade mental dû à la consommation abusive de stupéfiants. Il était hors de contrôle depuis un bon moment, et aujourd’hui, il s’est donné la mort. »

Le médecin légiste Dr Abdoule Bachir Condé (ABC), qui a conduit le constat médico-légal, apporte davantage de précisions :
« Ce jeudi 20 novembre, dans les bandes de 12 heures, j’ai reçu l’appel du Commissaire central, Commandant Touré, pour un cas de suicide signalé dans le quartier Kouroukörö. Le procureur, maître Ibrahima 1 Camara, a été saisi et a ordonné l’ouverture d’une enquête. »
Il confirme que le jeune était dans un état mental extrêmement instable :
« Selon les informations du père, son enfant consommait tout type de drogues de manière démesurée. Il avait déserté la maison, passait la nuit n’importe où et était méconnaissable. Ses comportements rendaient difficile de le distinguer d’un malade mental. »
Le jeune aurait auparavant été retrouvé par des ouvriers dans un bâtiment inachevé appartenant à Laye Fina, avant d’être ramené à la maison. C’est alors qu’il aurait réussi à atteindre le fusil traditionnel et à se donner la mort.
Après les constatations, le procureur a ordonné que le corps soit remis à la famille pour inhumation.
Une vie fauchée trop tôt, minée par l’addiction et la maladie mentale.
Au-delà du drame familial, c’est un signal d’alarme pour toute une communauté confrontée au fléau silencieux des stupéfiants qui détruisent, isolent et finissent parfois par tuer.

Mory Faraba Dioumessi et Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org



