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Dans une affaire qui secoue le quartier, la famille de Saliou Diallo affirme avoir découvert, plusieurs semaines après un séjour à Siguiri, que leur jeune fille venue du village était enceinte. Selon leurs déclarations, l’auteur serait un voisin du nom de Mohamed, qu’ils accusent d’agression sexuelle. Celui-ci, de son côté, conteste formellement les faits.

Déclarations du beau-frère (Saliou Diallo)
Selon Saliou Diallo, beau-frère de la victime présumée, sa jeune belle-sœur était venue du village pour passer quelque temps chez lui. Faute d’espace, ils partageaient la même chambre : lui et son épouse sur le lit, la jeune fille à même le sol.
À la demande du concessionnaire, la jeune fille ira dormir quelques jours chez la fille de ce dernier, Sonah, présentée comme la petite amie de Mohamed.
D’après Saliou, tout aurait basculé lorsque Mohamed serait venu un soir demander après Sonah. Par la suite, sa belle-sœur serait rentrée au village. C’est là que la famille découvre, à l’hôpital, qu’elle est enceinte d’environ trois mois. Interrogée par sa mère, elle évoque le nom de Mohamed.
Saliou affirme avoir alors convoqué Mohamed, qui aurait nié. Le chef de quartier est saisi, organise une première rencontre, puis mène des investigations. Mohamed ne se présenterait pas à la seconde rencontre, et le chef de quartier oriente finalement la famille vers le commissariat central.

Déclaration de la jeune fille
Le témoignage de la jeune fille, recueilli par sa famille, est particulièrement difficile. Elle affirme que Mohamed s’est présenté une nuit, a demandé après Sonah puis, après son départ, serait revenu alors qu’elle dormait seule.
Elle déclare s’être réveillée en le trouvant couché sur elle. Ses cris n’auraient alerté personne. Selon son récit, Sonah serait ensuite arrivée et aurait découvert la scène. Toujours d’après la jeune fille, Sonah l’aurait suppliée de ne rien dire à sa sœur ni à son beau-frère.
Une fois rentrée au village, la jeune fille tombe malade. À l’hôpital, on lui annonce sa grossesse. C’est à ce moment qu’elle raconte l’épisode à sa mère.
Aujourd’hui, la famille attend que justice éclaire les zones d’ombre d’un drame qui, selon leurs propos, a brisé le destin d’une jeune fille qui n’avait quitté son village que pour trouver refuge, et non pour perdre son innocence.
Mory Faraba Dioumessi et Alseny Philip Denkè Condé pour le www.gbaikandjamana.org



