LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
La suspension des principales formations politiques, notamment le RPG Arc-en-ciel et l’UFDG de l’ancien chef de file de l’opposition, continue d’alimenter les débats politiques en Guinée.
Lors d’une conférence de presse animée ce jeudi, l’ancien député de Dixinn et leader de l’AFP, Aboubacar Soumah, n’a pas mâché ses mots. Il s’est ouvertement moqué du RPG et de l’UFDG, estimant que ces partis « paient aujourd’hui leur manque de respect à leurs propres statuts ».
« Tous les partis ont été évalués et validés. Ceux qui sont suspendus aujourd’hui peuvent avancer des alibis, mais ils savent très bien pourquoi. Combien d’années ils n’ont pas tenu de Congrès ? Or, c’est un critère fondamental. Dans tous les statuts des partis, la périodicité d’un Congrès ne dépasse pas cinq ans. Si cela n’est pas respecté, si le compte bancaire n’existe pas, si le registre des donateurs n’existe pas, on est dans l’irrégularité », a-t-il déclaré.
Pour l’ex-député, le RPG Arc-en-ciel et l’UFDG traînent un lourd passif :
« Depuis sa création, le RPG n’a jamais connu un véritable Congrès national. À l’UFDG, le dernier Congrès date de 2015 au Palais du Peuple. Cela fait dix ans ! La loi interne est claire : cinq ans maximum. Donc, il y a un déficit majeur », a-t-il insisté.
Selon Aboubacar Soumah, ces manquements justifient pleinement la sanction infligée par les autorités compétentes :
« S’ils se mettent en règle vis-à-vis de ces obligations, la suspension sera levée dans les 90 jours », a-t-il conclu, coupant court à toute polémique.
Un avertissement qui sonne comme un appel à la responsabilité pour deux mastodontes de la scène politique guinéenne.

Ahmadou Djogo pour le www.Gbaikandjamana.org



