Le fléau des violences sexuelles continue de gangréner la région administrative de Labé.
À Kansaguil, dans la préfecture de Tougué, un homme de 45 ans, pourtant père de famille, est au cœur d’un scandale de viol sur une adolescente de 16 ans présentant des troubles mentaux. Récit d’un acte odieux qui suscite l’indignation.
Le drame s’est noué le lundi 30 mars 2026, aux alentours de 14 heures. Alors que la jeune victime se rendait à la rivière pour une corvée ménagère, elle a croisé le chemin de son agresseur.
Selon le témoignage poignant de sa grand-mère, Aicha Diallo, l’homme aurait usé de force pour entraîner l’adolescente dans une maison isolée.
« Elle a refusé de le suivre, mais il l’a forcée à entrer. Une fois à l’intérieur, il a arraché son voile et ses vêtements malgré sa résistance. Après l’acte, il lui a remis 20 000 FG pour acheter son silence », confie la vieille dame, jointe par notre correspondant.
C’est le retour de la jeune fille au domicile familial qui a donné l’alerte. En voyant les vêtements de sa petite-fille maculés de sang et en découvrant le billet de banque, Aicha Diallo a fini par obtenir les aveux de l’adolescente, dont la fragilité mentale a été exploitée par son bourreau.
Le présumé auteur, identifié sous le nom de Saidou, est un homme de 45 ans, marié à deux femmes et père de plusieurs enfants. Si, dans un premier temps, il a tenté de nier l’évidence, son arrestation par la gendarmerie locale a fini par faire tomber les masques : il est passé aux aveux complets.
Actuellement, la situation est la suivante :
Sur le plan médical : La victime a été admise d’urgence dans une structure sanitaire pour une prise en charge physique et psychologique.
Sur le plan judiciaire : Le suspect est placé en garde à vue à la gendarmerie de Tougué pour les besoins de l’enquête.
La famille, meurtrie, ne réclame qu’une chose : l’application stricte de la loi. « Je demande à la justice de faire son travail. Ce que je réclame, c’est que ce crime ne reste pas impuni », martèle la grand-mère.
Cet énième cas de viol dans la Moyenne Guinée soulève une question cruciale sur la sécurité des personnes vulnérables dans nos communautés.
Alors que le suspect attend son transfert devant les tribunaux, l’opinion publique reste attentive.
Ce dossier sera-t-il l’occasion pour la justice guinéenne d’envoyer un signal fort contre la culture de l’impunité, ou s’ajoutera-t-il simplement à la triste liste des dossiers classés sans suite ?
L’honneur d’une enfant et la conscience d’une nation attendent une réponse.

Amadou Djogo pour le www Gbaikandjamana.org




