Dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite de carburant vers le Mali, une opération conjointe menée par le procureur Dominique Loua, les forces de défense et de sécurité, accompagnés de la presse, s’est déroulée dans la nuit du mardi 10 mars 2026 à la frontière de Kourémalé, localité située à environ 79 kilomètres.

Cette descente inopinée a permis l’interpellation de cinq personnes et la saisie de 182 bidons de gasoil ainsi qu’un tricycle entièrement chargé de carburant.
Depuis plusieurs mois, cette zone frontalière est régulièrement pointée du doigt pour être un point stratégique du trafic de carburant vers le Mali.

Selon plusieurs sources, ces activités illicites s’y dérouleraient souvent à ciel ouvert, sous le regard jugé complaisant de certaines autorités locales.
Informé à plusieurs reprises de cette situation, le procureur Dominique Loua a décidé de mener une opération de terrain afin de constater les faits et mettre fin à ce commerce frauduleux.

La patrouille a débuté à Faradamani avant de se diriger vers Kourémalé. À l’arrivée des forces de l’ordre à Faradamani, plusieurs individus impliqués dans ces activités ont pris la fuite.

La mission a ensuite poursuivi son trajet jusqu’à la frontière de Kourémalé.
Sur place, notamment dans une station-service située après le poste de contrôle de la police, les agents ont surpris des pompistes en pleine activité, servant et stockant du gasoil dans plusieurs bidons destinés au trafic.

Des interpellations ont immédiatement été effectuées et plusieurs bidons saisis. Et les même opérations ont eu lieu à la station Total de la localité.
Au terme de l’opération, cinq personnes ont été arrêtées.

Les suspects ont été mis à la disposition du commissaire spécial de la police des frontières de Kourémalé, qui les a ensuite conduits au commissariat pour les besoins de l’enquête.

Les 182 bidons de gasoil saisis ont été transportés au poste de contrôle de la police des frontières situé à l’entrée de Kourémalé.
La mission a quitté les lieux aux environs de 1 heure du matin, marquant la fin de cette opération de lutte contre le trafic de carburant dans cette zone frontalière sensible.

Cette intervention spectaculaire relance le débat sur l’ampleur du trafic de carburant à la frontière guinéo-malienne et pose avec acuité la question des complicités locales.
Les autorités judiciaires préviennent déjà que d’autres opérations pourraient suivre afin de démanteler définitivement ces réseaux qui prospèrent depuis plusieurs mois dans la zone.

Notre envoyé spécial dans la mission Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org



