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« Le génie n’est pas toujours celui qui parle le plus fort, mais celui qui sait où il va, malgré les tempêtes. » affirmait Edgar Morin
UNE RÉFORME D’ÉTAT PAR LA RIGUEUR ET LA VISION.
Dans le concert des réformes publiques en Afrique de l’Ouest, rares sont les ministres capables de marier audace stratégique, intelligence contextuelle et sens aigu de la responsabilité d’État. Depuis sa nomination au ministère du Travail et de la Fonction Publique de la République de Guinée, Faya François Bourouno s’impose par un style inédit : celui d’un génie managérial silencieux, plus porté sur les résultats tangibles que sur les projecteurs.
Les défis étaient pourtant immenses : un appareil administratif lourd, désuet, parasité par des doublons et une culture de rente ; une fonction publique décrédibilisée ; un dialogue social à la peine ; des travailleurs sans protection ; et des jeunes guinéens en proie au désespoir face à l’absence d’emplois.
En moins de deux ans, le ministre Bourouno a ouvert huit chantiers de transformation structurelle, tout en identifiant avec une rare lucidité les freins profonds à la réforme : techniques, humains, politiques et culturels.
LE CHANTIER DU SIÈCLE :
Moderniser l’État guinéen! En lançant le PREMAP actuel, un veritable Programme d’Appui à la Réforme de l’Administration Publique et en posant les bases de la future École nationale d’administration (ENA), Bourouno s’inscrit dans une tradition réformatrice initiée par les grandes écoles d’administration publiques mondiales. À la manière de l’ENA canadien , il prépare une nouvelle génération de hauts cadres, enracinés dans les réalités guinéennes mais ouverts sur le monde.
« Ce n’est pas le nombre de lois qui change une administration, mais la qualité des hommes et femmes qui la servent. »
pour reprendre le sociologue Max WeberIl faut ici saluer une approche rare en Afrique francophone : recruter, former, affecter et suivre selon les besoins réels du pays. L’outil FUGAS (Fichier Unique de Gestion Administrative et des Soldes) n’est pas une simple base de données. Il devient, grâce à l’audit biométrique et la géolocalisation, un pilier de transparence, éliminant les faux agents et les doublons qui coûtaient à l’État plusieurs milliards de GNF chaque année.
RÉCONCILIER LA FONCTION PUBLIQUE AVEC LE MÉRITE
Dans un pays où le recrutement public a souvent été instrumentalisé à des fins politiques, l’organisation de concours numériques, transparents et territorialisés constitue une révolution silencieuse. Ce changement, rendu possible grâce à la numérisation, restaure l’équité et place la compétence au cœur du service public.
La titularisation de 10 000 enseignants contractuels et le recrutement progressif de 20 000 agents illustrent un pilotage responsable des ressources humaines, intégrant la soutenabilité budgétaire. Une telle rigueur dans la planification, rarement observée auparavant, témoigne de la vision stratégique du ministre Bourouno.
UNE PROTECTION SOCIALE AMBITIEUSE ET INCLUSIVE.
En se fixant pour objectif la couverture sociale universelle, le ministre initie une réforme de portée historique. Peu de gouvernements africains osent l’ambition de créer une caisse nationale de solidarité sociale, soutenue par un système digital de cotisation . Ce modèle, s’inspirant de l’expérience du Rwanda ou du Ghana, vise à intégrer les 80% de travailleurs de l’économie formelle et plustard de la sphère informelle informelle dans un système de sécurité sociale durable. « Une société ne se mesure pas à la richesse de ses élites, mais à la dignité avec laquelle elle traite ses plus vulnérables. » Comme pour reprendre Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie
LE DÉFI DU DIALOGUE SOCIAL ET DE LA LÉGISLATION.
Plutôt que d’imposer des réformes par décret, Bourouno fait le choix du dialogue structuré avec les syndicats, le patronat et la société civile. Il redonne une légitimité aux inspections du travail, augmente leurs moyens, et engage la révision du Code du Travail avec une consultation élargie pratique rare et pourtant cruciale pour la paix sociale.
SIMANDOU 2040 :
Unprojet minier, une vision humaineAlors que Simandou pourrait être une simple vision touchant aux secteurs initiaux et pilier identifiés, le ministre BOUROUNO avec tact et astuces en fait un levier d’inclusion économique, avec un objectif clair : former, employer et valoriser les Guinéens. Il reflechit même à envisager comme au Singapour un taux de guinéens dans les entreprises minières, encourage la creation des centres de formation professionnelle et impose une clause sociale dans les contrats miniers. Une anticipation exemplaire des risques d’exclusion et d’accaparement souvent observés ailleurs sur le continent.
UN LEADERSHIP BASÉ SUR LA MÉTHODE, NON SUR LE BRUIT
Contrairement à certains hauts perchés en Guinee etndans la sousregion qui confondent action et communication, Faya François Bourouno choisit la science de la gestion publique. À travers la perspective d’introduction des principes et outils de la Gestion Axée sur les résultats et du New Management Public induisant tres bientot des contrats de performance, des tableaux de bord mensues pour tous les managers de l’administration publique guineenne publié en ligne, et une unité de coordination multisectorielle, il rendra à courtntermes les réformes évaluables, transparentes et continues.
Il pourra même intégrer comme dans certains pays pourquoi pas les universités et chercheurs dans le suivi des réformes, pratique inspirée de modèles nordiques comme celui de la Finlande.
TÉMOIGNAGES :
une reconnaissance au-delà des frontières. « Je n’ai jamais vu un ministre aussi calme et méthodique transformer autant de choses en si peu de temps. » m’a confié un consultant i ternational anonyme de l’OIT-Genève « Ce qui se passe en Guinée sous Bourouno est un cas d’école de réforme publique sans populisme. » nous a confié un professeur lors des ateliers thematiques de l’éducation au compte du PREMAP encours.
En depit de tout ce qui précède, le ministre Faya Francois BOUROUNO reste indubitablement l’un des meilleurs choix du président général Mamady DOUMBOUYA et de son Premier ministre BAH OURY car ce jeune ministre incarne parfaitement Un modèle pour l’Afrique en transitionLe parcours du ministre Faya François Bourouno est un antidote au fatalisme africain. Il prouve que même dans un contexte de contraintes budgétaires, de pressions sociales et de complexité institutionnelle, des réformes profondes sont possibles, à condition qu’elles soient pilotées avec science, éthique et vision.
La Guinée, par sa transformation de la fonction publique et du travail, pourrait bien devenir un modèle régional, à l’image de ce qu’a été le Botswana pour la gestion minière ou le Rwanda pour la gouvernance locale. Pour moi : »Ce que Faya François Bourouno incarne, ce n’est pas seulement une réforme du ministère du Travail, mais une refondation de l’État à hauteur d’homme. »

Aimé Stéphane MANSARÉ, Sociologue, Expert-Consultant en Sciences Sociales du Développement, Directeur Général du CERFOP – PCA IPCJGuinée – GuinéeCoaching



