En cette période hivernale, les plages de Conakry traversent une véritable traversée du désert.

La rareté des clients et l’envahissement des lieux par des déchets rejetés par la mer rendent la tâche particulièrement ardue pour les gestionnaires de ces espaces de détente.Ce lundi, un de nos reporters s’est rendu à la plage de Takonko pour constater de visu cette réalité.« La saison sèche, c’est le paradis… »

Mlle Mmah Sylla, gérante de la plage de Takonko, ne cache pas son désarroi face à la baisse d’affluence. « On a fait le constat depuis le mois passé : il n’y a pas assez de clients. On se débrouille quand même pour venir, mais pendant la saison des pluies, ce n’est pas facile. Pendant la saison sèche, la plage se remplit tous les week-ends de 15h jusqu’à tard dans la soirée, et nous sommes obligés de rester pour satisfaire tout le monde. Concernant les déchets, ce n’est pas facile à gérer, mais nos agents de sécurité s’efforcent de maintenir la plage propre. », confie-t-elle
.« La mer rejette ce qu’on lui donne… » Sur la plage ce jour-là, Karamoko Soumah, un visiteur régulier, abonde dans le même sens.« Tout le monde sait qu’à l’approche de la saison des pluies, la mer rejette les ordures qu’elle garde. À Takonko, il y a bien une équipe d’assainissement qui travaille H24, mais les tas d’ordures qui s’accumulent inquiètent quand même. Au fur et à mesure, ça prend de la place et ce n’est pas hygiénique. Les gérants devraient vite trouver une solution. » Face à ce double défi, économique et environnemental, les gestionnaires de plages appellent à la patience des clients et à un soutien accru des autorités locales pour améliorer la propreté et maintenir l’attractivité de ces lieux, même sous la pluie.
La mer ne garde rien pour elle ; espérons que les plages sauront, elles aussi, retrouver leur éclat une fois la saison des pluies passée
.Ahmadou Djogo pour le ww.Gbaikandjamana.org



