De nouveau à la barre ce lundi 27 avril 2026, l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, a comparu devant la chambre de jugement de la CRIEF pour répondre des questions liées à la gestion de l’institution durant son mandat.
Face au président de la chambre, le juge Alpha Camara, et aux autres membres du tribunal, l’ex-haut responsable est resté ferme sur sa ligne de défense. Il affirme n’avoir jamais été impliqué dans la gestion financière de la Cour constitutionnelle.
Avant d’aborder la question de ses biens, Dr Bangoura est revenu sur son parcours professionnel. Il indique qu’avant son arrivée à la Cour constitutionnelle, il exerçait comme enseignant-chercheur dans les facultés de droit en Guinée. De 2009 à 2015, il occupait le poste de doyen à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, avec un salaire mensuel estimé à 6 millions de francs guinéens.
À la création de la Cour constitutionnelle en 2015, il explique avoir perçu un salaire de 21 millions de francs guinéens, avant d’atteindre 75 millions de francs guinéens en 2018, une fois devenu président de l’institution.
Interrogé indirectement sur l’origine de ses biens, notamment ses immeubles situés à Nongo et à Dakar, l’ancien président laisse entendre que ses revenus pourraient justifier ces acquisitions.
L’affaire a finalement été renvoyée au 4 mai 2026, en raison de l’absence de l’avocat de l’agent judiciaire de l’État et de la comparution attendue d’une autre partie civile, en l’occurrence Lancinet Kanko Camara.

Amadou Djogo pour Gbaikandjamana.org



