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Face à la crise persistante du carburant qui frappe la commune frontalière de Kouremalé, les autorités locales ont tenu ce lundi 20 octobre 2025 une réunion d’urgence à la sous-préfecture.

Cette rencontre a réuni l’ensemble des forces de défense et de sécurité, des autorités locales, ainsi que le président de la jeunesse du district, autour du président de la délégation spéciale, M. Koumou Keita, du sous préfet Capitaine Siaka Doumbouya et du commissaire divisionnaire, colonel Yacouba Camara.

Selon M. Koumou Keita, cette concertation visait à trouver des solutions durables à la pénurie de carburant aggravée par plusieurs facteurs.
« Nous avons abordé les causes réelles de cette crise : la grève des transporteurs de citernes d’essence et la guerre du côté du pays frère, le Mali. Ces deux situations ont fortement perturbé l’approvisionnement de notre commune », a expliqué le président de la délégation spéciale.
Pour y remédier, des mesures strictes ont été arrêtées : les stations-service devront désormais fonctionner de 6h à 20h, et l’usage des bidons pour le stockage du carburant est formellement interdit.
« Ces décisions ont été prises dans l’intérêt de la sécurité nationale, car nous sommes une zone frontalière. Un comité de suivi a été mis en place pour veiller à la bonne distribution du carburant et éviter tout trafic », a précisé M. Keita.

De son côté, le commissaire divisionnaire colonel Yacouba Camara a rappelé la détermination des services de sécurité à faire respecter ces nouvelles dispositions.
« Nous avons constaté que certains trafiquants viennent prendre jusqu’à 50 bidons d’essence pendant que d’autres citoyens ne trouvent même pas un litre. Désormais, les stations doivent ouvrir à 6h et fermer à 20h. Les bidons sont interdits et la loi s’appliquera à tous sans exception », a-t-il averti.
Le commissaire a par ailleurs lancé un appel à la responsabilité collective :
« Nous devons arrêter de nous nuire entre nous. Si chacun gagne un peu, nous vivrons dans la paix et la tranquillité. Pensons aux plus pauvres qui ne peuvent même pas acheter dix litres d’essence. »
Les autorités de Kouremalé appellent à la vigilance et à la collaboration de tous les habitants pour mettre fin à ce trafic illicite, qui met en péril non seulement l’économie locale, mais aussi la stabilité de cette zone frontalière sensible.

Ousmane OBB Bangoura pour le www.Gbaikandjamana.org
Décryptage : Banana Chérif



