À Tombolia, un quartier de Conakry, l’histoire de Abdoulaye Camara, jeune diplômé en Animation Socio-culturel, interpelle. Face à la difficulté de trouver un emploi correspondant à son cursus, il choisit une voie inattendue, l’artisanat du perlage.
Loin des bureaux attendus, Abdoulaye a transformé son talent pour le détail en une activité lucrative. Il crée aujourd’hui des bijoux et accessoires perlés qui connaissent un succès croissant, non seulement sur les marchés locaux, mais aussi auprès d’une clientèle en ligne.

Ce parcours illustre la résilience et l’esprit d’entreprise qui animent de nombreux jeunes diplômés guinéens, qui transforment leurs compétences manuelles en véritables opportunités économiques lorsque le marché de l’emploi formel tarde à s’ouvrir.
« Depuis l’enfance, je me suis dit après mes études que si l’état ne m’emploies pas, je serais mon propre entrepreneur. J’ai plein de clients surtout dans les villes comme Kankan, Boké, Kindia et à Conakry ici. J’ai eu le courage de pratiquer ce métier, en plus, certains de mes clients apprécient mon travail par rapport à d’autres, ça me donne du courage de continuer davantage » s’est-il confié.

Bien qu’il ait connu du succès dans ce métier, M. Camara dit avoir rencontré d’énormes difficultés, comme dans beaucoup d’autres métiers.
« Je rencontre des difficultés car je suis seul, j’ai pas d’aide financière et avec les clients, ce n’est pas facile parfois. Je confectionne les chaussures, sacs bracelet et je fais avec les mains, je suis en manque de matériels, comme vous le constatez »

Son atelier, modeste mais foisonnant de couleurs, est devenu un exemple de succès par l’initiative personnelle. Abdoulaye encourage d’autres jeunes à explorer l’artisanat comme une alternative viable et valorisante.

Ibrahima Yansané pour www.gbaikandjamana.org



