LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Les routes guinéennes continuent de tuer, implacables. Malgré les multiples campagnes de sensibilisation et les engagements répétés en faveur de la sécurité routière, les drames se succèdent, laissant derrière eux des familles brisées et une nation endeuillée.

Le tragique accident survenu ce samedi 15 novembre 2025, à la sortie de Dabola sur l’axe menant à Mamou, en offre une nouvelle preuve.

Il a coûté la vie à Monsieur Salian Kouyaté, ancien conseiller principal au Ministère de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures.
Il était aux alentours de 13 heures lorsqu’un camion est entré en collision avec un véhicule 4×4 sur ce tronçon tristement connu pour son étroitesse et ses risques permanents. À bord se trouvait M. Kouyaté, qui revenait de Dialaôrô (Mandiana) après avoir assisté à l’inhumation de la mère de l’ancien ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly.

L’impact, d’une violence extrême selon les premières informations, n’a laissé aucune chance au cadre guinéen. Homme intègre, professionnel rigoureux et dévoué serviteur de l’État, Salian Kouyaté laisse derrière lui un vide profond, aussi bien dans le secteur de l’énergie que dans le cœur de ceux qui l’ont connu.
Ce énième drame rappelle cruellement l’urgence de repenser la sécurité routière dans notre pays : contrôle strict des poids lourds, entretien régulier du réseau routier, formation renforcée des conducteurs, mais surtout, une véritable culture de responsabilité chez tous les usagers.
La Guinée perd encore un de ses meilleurs fils. Une perte de trop.
Combien faudra-t-il de morts pour que la route cesse d’être un tombeau à ciel ouvert ?
Alpha Amadou BARRY,
Chef de bureau régional de Gbaikandjamana Médias, Faranah.




