LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Les tensions dans le secteur éducatif guinéen continuent de croître, alors que les enseignants, unis au sein de l’intersyndicale (SNE et FSPE), menacent de suspendre les cours après le congé anticipé annoncé par les autorités le 15 décembre dernier. Lors d’une assemblée tenue ce lundi à la brousse du travail, ils ont appelé à la mobilisation générale et à la préparation pour la grève, si leurs revendications ne sont pas prises en compte.

Michel Pépé Balamou, Secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), a exprimé le mécontentement des enseignants : « Après la suspension du mot d’ordre de grève, qui n’a pas été du goût de tous les enseignants, le gouvernement a fait preuve de mauvaise foi. Nous avons réclamé plusieurs points cruciaux, dont le paiement des primes de transport et de logement, ainsi que l’engagement des enseignants contractuels. Mais le gouvernement a préféré faire la sourde oreille et annoncer un congé. »
Il a ajouté : « Si le gouvernement ne change pas de position, nous demanderons aux enseignants de rester à la maison à partir du 5 janvier. Nous interpellons le président de la République, en tant que père de la nation, afin qu’il comprenne nos préoccupations. Nous estimons qu’il n’a pas la bonne information sur la situation sur le terrain. »
Avec la rentrée scolaire du 5 janvier qui se profile, l’ombre d’une perturbation plane sur les salles de classe. L’intersyndicale semble déterminée à faire entendre ses revendications, et les enseignants, d’ores et déjà prêts à entrer en grève, attendent une réponse rapide du président Mamadi Doumbouya.
Le climat social dans le secteur éducatif devient de plus en plus tendu, et une rencontre décisive avec le président pourrait bien être la clé pour éviter une crise majeure dans l’éducation nationale.

Ahmadou Djogo pour le www Gbaikabdjama.org



