Un grave incendie, d’origine suspecte, a ravagé une vaste plantation d’ananas dans le district de Samoriyah, relevant de la sous-préfecture de Damakania, en préfecture de Kindia.
Le drame s’est produit dans la soirée du samedi 03 janvier 2026, causant d’importants dégâts matériels et de lourdes pertes économiques.
Depuis plusieurs années, la culture de l’ananas s’impose comme une véritable alternative pour de nombreux jeunes de Kindia, désireux de s’autonomiser et de lutter contre le chômage.
Cependant, ces initiatives porteuses d’avenir sont de plus en plus fragilisées par la recrudescence des incendies de champs, dont les causes demeurent souvent obscures.
La dernière victime en date est Boubacar Barry, jeune entrepreneur agricole. Sa plantation, d’une superficie proche d’un hectare, a été presque entièrement consumée par les flammes.
Le champ comptait environ 23 000 pieds d’ananas, fruit de quatre années de travail acharné. Selon les premières estimations, près de 90 % de la plantation, soit plus de 20 000 pieds, ont été détruits.
Plus inquiétant encore, sur un autre site appartenant au même exploitant, environ 35 000 pieds d’ananas auraient également été ravagés par le feu. Une répétition troublante qui renforce les soupçons d’un acte criminel prémédité.

Face à cette situation alarmante, les populations de Samoriyah interpellent avec insistance les autorités locales et préfectorales afin qu’une enquête sérieuse et approfondie soit ouverte, dans le but d’identifier les auteurs de ces actes et de garantir la sécurité des exploitations agricoles.
À Kindia, l’ananas n’est pas qu’une simple culture : il symbolise une source de revenus, d’espoir et d’avenir pour toute une jeunesse.
Mais à Samoriyah, les flammes ont une fois de plus rappelé que sans protection ni justice, l’espoir peut partir en fumée.

Kindia Lansana Daffé, pour Gbainkandjamana Média



