Un drame familial s’est produit dans la matinée du mardi 20 janvier 2026 à Koumana, localité située dans la préfecture de Kouroussa. Une femme a été grièvement blessée par balle par son mari, qui s’est ensuite donné la mort à l’aide d’un pistolet traditionnel.

Selon les informations recueillies sur place, l’homme aurait d’abord tiré sur son épouse avant de retourner l’arme contre lui.

Témoignage du père de l’auteur
Lamine Condé, père du défunt, revient sur les circonstances du drame :
« J’étais couché le matin quand j’ai entendu un premier coup de fusil. J’ai demandé ce qui se passait et on m’a répondu que c’était le fusil. J’ai demandé si les enfants avaient été touchés, on m’a dit non. Je leur ai dit de faire doucement.
Après m’être retourné, j’ai entendu un second coup de fusil. Je suis venu avec ma femme et nous avons constaté qu’il s’était donné la mort après avoir tiré sur son épouse.
Mon fils, Mamoudou Condé, se portait très bien. Il n’avait aucun problème de santé mentale et était âgé de 47 ans. Je ne connais pas la raison de cet acte, d’autant plus qu’ils s’entendaient très bien. Chaque matin, c’est lui qui accompagnait sa femme », explique-t-il.

Le père de la victime appelle à l’aide
Mamoudou Koulibaly, père de la victime, affirme ne pas comprendre ce qui s’est passé :
« Je ne sais vraiment rien de ce drame. C’est le matin qu’on m’a appelé pour m’informer que ma fille avait été atteinte par balle par son mari et qu’elle se trouvait à l’hôpital.
À mon arrivée, on nous a dit qu’elle devait être évacuée vers Kouroussa. Ensuite, nous sommes venus à Kankan, mais ici aussi les médecins recommandent son transfert à Conakry ou à Bamako pour les soins.
Je n’ai jamais été informé d’un conflit entre ma fille et son mari, qui s’est donné la mort. J’invite toute personne de bonne volonté à venir en aide pour le traitement de ma fille, car je n’ai pas les moyens nécessaires pour assurer sa prise en charge médicale », lance-t-il.

La Dre Fanta Fofana, médecin au service ORL de l’hôpital régional de Kankan, fait le point sur l’état de santé de la patiente :
« L’état de la patiente est stationnaire. Nous avons procédé au parage et à l’hémostase pour arrêter le saignement. Le scanner a révélé la présence d’un hématome intracrânien.
Compte tenu de l’insuffisance du plateau technique, il a été jugé nécessaire de l’évacuer vers Conakry ou Bamako pour une meilleure prise en charge », précise-t-elle.

𝐒𝐨𝐮𝐥𝐞𝐲𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐓𝐚𝐭𝐚 𝐁𝐚𝐧𝐠𝐨𝐮𝐫𝐚 pour www.gbaikandjamana.org
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