À la veille de la Journée Internationale des Droits des Femmes, l’Université de Kindia, située à Foulaya, a vibré au rythme d’une célébration placée sous le signe de l’engagement, de la réflexion et de la promotion de l’égalité.

À l’initiative du service Genre et Équité, une journée scientifique et culturelle a réuni autorités préfectorales, responsables universitaires et étudiants dans l’amphithéâtre Nongoh Mansaré autour de panels, conférences-débats et activités culturelles.
La cérémonie a été ouverte par le Directeur préfectoral de la Femme, de la Famille et de la Solidarité, Fodé Moussa Sayon Camara, représentant le Préfet de Kindia.

Dans son intervention, il a salué les initiatives de l’université en faveur de l’autonomisation des femmes, notamment la mise en place d’une crèche sur le campus.
« L’université de Foulaya a fait ses preuves. Cette crèche permet aux étudiantes et aux travailleuses de poursuivre leurs activités tout en sachant leurs enfants en sécurité. C’est un exemple que d’autres institutions devraient emboîter », a-t-il déclaré.

Prenant la parole au nom du Rectorat, le Secrétaire général de l’université, Dr Mamadou Billo Doumbouya, a souligné que la promotion de la femme constitue un pilier du développement académique et social.
« Célébrer la femme, c’est célébrer l’humanité. À l’Université de Kindia, près de 95 % des femmes occupent, en plus de leurs fonctions d’enseignement, des postes administratifs de responsabilité », a-t-il expliqué.
Il a également insisté sur les efforts consentis pour renforcer les compétences féminines au sein de l’institution. Sur un effectif d’environ 68 femmes, la majorité est aujourd’hui engagée dans des formations de Master ou de Doctorat, une dynamique qui s’inscrit dans la politique nationale visant à garantir l’égalité des chances et la promotion des femmes à compétence égale.

De son côté, la coordinatrice du service Genre et Équité, Mme Diallo née Djenaba Amadou Barry, a rappelé que le mois de mars représente aussi un moment de plaidoyer et de mobilisation pour les droits des femmes.
« Notre objectif est d’accélérer le processus pour que l’équité soit totalement acquise. Aujourd’hui, 95 % de nos enseignantes sont en formation, ce qui constitue un acquis majeur pour notre autonomisation future », a-t-elle affirmé.
La voix des étudiants s’est également fait entendre à travers Jacques Koivogui, leur représentant.
Dans un discours mêlant humour et réflexion, il a salué l’engagement du comité d’organisation tout en rappelant la nécessité de faire évoluer les mentalités.
« À l’université de Kindia, nous préférons dire qu’à côté de chaque grand homme, il y a une femme qui est probablement en train de lui rappeler où sont ses dossiers de recherche », a-t-il lancé avec sourire, avant d’ajouter : « Le combat pour l’égalité n’est pas une option, c’est une nécessité pour bâtir une société plus juste et plus équilibrée. »
À travers cette initiative, l’Université de Kindia démontre que la promotion du genre dépasse le cadre des discours pour devenir un véritable moteur de transformation académique et sociale.
Une célébration qui rappelle que l’avenir de l’université et du développement passe inévitablement par l’éducation, la valorisation et l’émancipation des femmes.

Kindia TOUPSIB pour www.gbaikandjamana.org




