La tension est palpable au marché de Yembeya, où de nombreuses femmes commerçantes élèvent la voix contre la récente hausse des impôts.

Entre leurs étals et en petits groupes, elles dénoncent une décision qu’elles qualifient d’« injuste » et d’« insoutenable », dans un contexte économique déjà fragilisé.

Pour ces vendeuses, cette augmentation intervient au pire moment. Elles évoquent une baisse notable du pouvoir d’achat des clients, combinée à la cherté des marchandises. « Nous peinons déjà à écouler nos produits, et maintenant on nous impose encore plus de taxes. Comment allons-nous nous en sortir ? », s’indigne l’une d’entre elles.
Au-delà des difficultés commerciales, plusieurs affirment ne plus réussir à couvrir leurs charges essentielles : approvisionnement, transport, et dépenses familiales. Elles dénoncent également l’absence de concertation préalable avec les autorités avant l’application de ces nouvelles mesures fiscales.
Face à cette situation, les commerçantes appellent à une révision à la baisse des impôts et exigent l’ouverture d’un dialogue inclusif avec les décideurs. Leur objectif : parvenir à des solutions réalistes, adaptées aux contraintes du terrain.
Déterminées à se faire entendre, elles préviennent que des actions plus visibles pourraient être engagées si leurs revendications restent ignorées. Cette montée de la contestation met en lumière les difficultés structurelles auxquelles sont confrontées les petites commerçantes, véritables piliers de l’économie locale.

Le Gbaikandjamana
La Rédaction



