Un grave accident de la circulation survenu dans la nuit du mercredi 20 mai 2026 a coûté la vie à un chauffeur du nom de Mory Traoré, âgé d’une trentaine d’années, marié et père de quatre enfants.

Le drame s’est produit entre les villages de Doubaya et Fadougou, situés à une vingtaine de kilomètres de la préfecture de Siguiri.
Selon les informations recueillies, le défunt avait quitté Balato en direction de la frontière de Kourémalé, localité où il résidait.

À bord de son véhicule se trouvaient plusieurs passagers burkinabè qui se rendaient à Kourémalé-Guinée avant de rejoindre Kourémalé-Mali pour poursuivre leur voyage vers le Burkina Faso à l’occasion des festivités.

Après avoir quitté la route goudronnée de Balato pour emprunter une piste rurale traversant les districts de Fadougou et Tankofoua, le chauffeur aurait franchi plusieurs barrages nocturnes où des sommes d’argent auraient été exigées pour le passage.

Toujours selon les témoignages recueillis, le véhicule serait ensuite tombé sur deux individus armés, habillés en tenue policière et circulant à moto.
Ces derniers auraient demandé au chauffeur de s’arrêter. Refusant de garer, Mory Traoré aurait poursuivi sa route. Les deux hommes se seraient alors lancés à sa poursuite, menaçant d’ouvrir le feu si le véhicule ne s’immobilisait pas.

C’est au cours de cette course-poursuite que le chauffeur a violemment percuté un arbre. Il a succombé sur place à ses blessures. Les passagers burkinabè présents dans le véhicule ont été grièvement blessés.

Très remontés après ce drame, des chauffeurs collègues de la victime ainsi que des responsables syndicaux ont transporté le corps jusque devant la résidence du préfet de Siguiri, le colonel Silver Camara, aux environs de 23 heures à minuit, afin d’exprimer leur colère et leur indignation face à la situation.

Grâce à une intervention rapide et à un dialogue engagé avec les manifestants, le préfet est parvenu à calmer les tensions. Des mesures urgentes ont été prises pour assurer la conservation du corps de la victime ainsi que la prise en charge des neuf blessés admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri.
Les autorités locales affirment suivre de près l’évolution de cette affaire afin de préserver le calme social et le vivre-ensemble dans la préfecture de Siguiri.

Siguiri/ Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org




