Les canaux de communication restreints, les journalistes menacés et les citoyens démunis de leur droit à la liberté d’expression, au motif de veiller à toute communication en déphasage avec le tissu social et capable de déclencher une prise de conscience collective.
À l’intérieur du pays, dans les radios rurales, les responsables de radios, surtout des radios rurales, sont en contact permanent avec la HAC.
En prélude des élections du 31 mai, tout parti politique non allié à la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) n’est pas autorisé à passer dans les radios rurales.
Par preuve, hier à Faranah, le parti Avenir d’une Guinée Nouvelle (AGN) devait, de passage vers la forêt, faire une intervention à la radio rurale, qui est la plus écoutée de la région de Faranah.
La directrice générale de la radio rurale et la responsable de la HAC à Faranah, toutes en discussion avec la délégation de l’AGN, n’ont pas donné accès à l’AGN de passer à l’antenne avec comme argument :
« Nous avons reçu une mission d’en haut selon laquelle aucun parti non allié à la mouvance présidentielle n’est autorisé à passer à la radio rurale pour les communications électorales », a dit la responsable de la HAC dans la région administrative de Faranah.
Poursuivant, dans les journaux de campagne à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), les menaces tournent autour des interventions des candidats, selon lesquelles aucun candidat ne doit posséder son intervention. Pourtant, le journal ne passe qu’une seule fois et l’impact est minime puisque peu de citoyens regardent la Radio Télévision Guinéenne.
Le constat que ces situations soulèvent est le suivant : ces décisions proviennent-elles réellement de la HAC ? Est-ce une manœuvre des administrateurs dans la danse électorale pour empêcher les non-alliés d’atteindre leur cible ?
De toutes les façons, les menaces se multiplient et ceux qui n’optent pas pour la politique de la chaise vide paient chèrement le prix de leur fidélité.
Nous souhaiterions une Haute Autorité de la Communication, si ce n’est une manœuvre politique des administrateurs dans la danse électorale, au service de tous les citoyens sans exception. << Si rien n’est fait, rien ne changera >>

Dantouman Souleymane TRAORÉ (Doctrinaire)
Journaliste, enseignant et activiste
Candidat aux élections législatives




